Histoire E-book

mercredi 16 avril 2014

Lucieto Charles - L'effroyable drame de Malhem N° 9


Auteur : Lucieto Charles
Ouvrage : L'effroyable drame de Malhem N° 9 Les merveilleux exploits de James Nobody Les coulisses de l’espionnage international
Année : 1929

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Où James Nobody que chacun croyait mort et enterré, démontre qu’il n’en est rien... Après avoir traversé une vaste place plantée d’ormes séculaires, James Nobody s’engagea dans la rue Saint-Bertin que, flegmatiques et lents, arpentaient par groupes de deux, sanglés dans leur uniforme kaki et l’insigne au bras, des agents de la Military Police : Rasant les murs, — comme s’ils eussent été en fraude, — de rares « Tommies » passaient qui, après avoir jeté un coup d’oeil anxieux du côté des policemen, se hâtaient de disparaître dans l’un ou l’autre des cantonnements voisins. Soudain, retentit la sonnerie du « couvre-feu »... Obéissant à l’injonction que leur transmettait ainsi à travers l’espace un clairon aux notes stridentes, les Audomarois s’empressèrent de clore portes et contrevents, non sans avoir, au préalable, examiné d’un air angoissé le ‘ciel où, prêts à repousser toute incursion aérienne, ronronnaient les avions de la défense. Çà et là, dans les rues adjacentes, des patrouilles circulaient qui, non contentes de faire le vide sur leur passage, expulsaient sans aménité aucune des cafés et des estaminets, où ils s’étaient réfugiés, les derniers consommateurs de la journée... C’est ainsi que, en ce mois d’octobre de l’an 1918, Saint-Omer, place de guerre et capitale de l’armée britannique en campagne, se gardait — ainsi que l’avait prescrit Sir Douglas Haig — ferme et bien ! Bientôt James Nobody arriva devant ce monument à la façade austère et vétuste qu’est le collège des Jésuites, lequel date du XVIe siècle et, après avoir présenté au factionnaire son « laissez- passer », délibérément, il entra... Sous le porche, à droite, là où, autrefois, s’ouvrait, accueillant et frais, le parloir, se trouvait, aujourd’hui, un corps de garde à la porte duquel veillait un planton. Dès qu’il aperçut James Nobody, ce dernier se dirigea vers lui et, courtoisement, en un français, légèrement teinté d’accent britannique, lui demanda : — Que désirez-vous, Monsieur ? — Je voudrais parler, — et cela, le plus tôt possible, — au colonel Sir Harold Stewart, répondit en anglais le grand détective. Le planton tressaillit imperceptiblement... Puis, sans même tenter de dissimuler sa surprise, il poursuivit : — Dussiez-vous me juger incorrect, il est de mon devoir de vous demander, Monsieur, comment ce nom est parvenu à votre connaissance, et surtout, de quelle manière vous avez appris, — vous ; un « civil », — que sir Harold Stewart loge en ce lieu ? ...

samedi 29 mars 2014

Suvorov Victor - Le brise glace


Auteur : Suvorov Victor (Vladimir Bogdanovich Rezun)
Ouvrage : Le brise glace Juin 1941 : le plan secret de Staline pour conquérir l'Europe
Année : 1988

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Cinquante ans après, voici venu le temps des révélations. Ce livre explosif et polémique renverse toutes les certitudes sur l'URSS et la Seconde Guerre Mondiale. A partir des sources soviétiques, Victor Suvorov démontre que le pacte germano-soviétique et la stratégie suivie de 1936 à juin 1941 s'inscrivaient dans un plan machiavélique de Staline : écraser l'Allemagne et conquérir une Europe exsangue. Hitler devait servir de "brise-glace" à la révolution mondiale. Staline avait constitué une armada de chars ultra-rapides pour fondre sur les autoroutes allemandes, mobilisé la plus grande armée de parachutistes au monde à laquelle succéderait un million de kagébistes pour installer la terreur dans l'Europe occupés. Tel était le "plan de libération" de Staline qu'Hitler devança de quelques semaines... ...

Lucieto Charles - La fin tragique d'un espion N° 8


Auteur : Lucieto Charles
Ouvrage : La fin tragique d'un espion N° 8 Les merveilleux exploits de James Nobody Les coulisses de l’espionnage international
Année : 1929

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Où James Nobody sacrifie son intérêt particulier à l’intérêt général. Quand après avoir échangé les salutations d’usage avec le directeur du pénitencier de Penton-Hill, James Nobody lui remit en même temps que ses pouvoirs, une lettre autographe du ministre de l’Intérieur, le haut fonctionnaire, dès qu’il eut lu la lettre et vérifié les pouvoirs, manifesta la surprise la plus vive. Mais, avant même qu’il ait pu formuler une objection, allant droit au but, James Nobody lui déclara : — Pour des raisons qu’il ne m’est pas permis de vous exposer, car elles constituent un secret d’État, il importe que, jusqu’à ce qu’ait abouti l’enquête dont je suis chargé, je demeure en contact permanent avec le convict Israël Youdevitch, lequel, si je ne m’abuse, figure à votre répertoire-matricule sous le N° 13.450-D. 6. Le directeur ayant hoché la tête de façon affirmative, James Nobody poursuivit : — Encore que ma demande puisse vous paraître émaner d’un individu ne jouissant pas de la plénitude de ses facultés mentales, je ne vous en prie pas moins de m’incarcérer purement et simplement, et de m’affecter ensuite à la 6e Division, laquelle, si j’en crois les renseignements qui m’ont été fournis par Mr Edward Caning, directeur des services pénitentiaires au Home-Office, groupe les « incorrigibles » détenus dans cet établissement. D’un nouveau signe de tête, le directeur reconnut l’exactitude du fait. Légèrement impatienté par le mutisme observé par le haut fonctionnaire, mutisme dû, sans aucun doute, à l’étrangeté de la démarche qu’il effectuait auprès de lui, James Nobody ajouta : — Toutefois, il faut qu’il soit bien entendu entre nous, — et j’insiste sur ce point, auquel j’attache la plus grande importance, — qu’aucun de vos gardiens, y compris le gardien-chef, ne devra savoir qui je suis exactement et que, de même que les autres détenus, je serai mis au régime du « droit commun ». Autrement dit, je tiens essentiellement à ne bénéficier d’aucun régime de faveur, le succès de ma mission étant à ce prix. Cette fois, le directeur ne put dissimuler sa stupéfaction... — Vous me demandez de faire l’impossible ! s’exclama-t-il, vivement ému. — Puis-je savoir pourquoi ? demanda, très calme, James Nobody. Le haut fonctionnaire leva les bras au ciel... — Pourquoi ? s’exclama-t-il. Mais parce que le régime auquel sont soumis, ici, les détenus, — et, a fortiori, les « incorrigibles », — est d’une rigueur et d’une sévérité telles, que, très certainement, vous ne pourrez le supporter. James Nobody le regarda, légèrement interloqué..... — Dois-je comprendre, demanda-t-il, que le règlement que vous appliquez céans, est moins... indulgent qu’ailleurs ? Le directeur haussa les épaules..... — Vous n’êtes pas sans savoir, répondit-il, que Penton-Hill est une « Maison de force » et non une « Maison de correction » et que, en conséquence, les détenus qui s’y trouvent sont, ou des convicts ou des réclusionnaires. ...

Rambaud Alfred - L'insurrection algérienne de 1871


Auteur : Rambaud Alfred
Ouvrage : L'insurrection algérienne de 1871 Etude sociale et religieuse A propos d'une publication récente
Année : 1891

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Un grand seigneur d'épée. Mohamed-El-Moqrani. Je faisais dernièrement un voyage d'étude dans Les deux Kabylies. A chaque pas, j'avais retrouvé les souvenirs et les traces de la grande insurrection de 1871 : à Tizi-Ouzou, une ville toute neuve à la place de celle qu'avaient brûlée les révoltés; si Fort-National, les gourbis en ruine des indigènes et les ruines de l'Ecole des arts et métiers; dans la plaine du Sébaou, les villages français créés sur les terres confisquées; sur les portes du bordj des Beui-Mansour, où fonctionne aujourd'hui une école d'enfants indigènes, les traces des balles tirées par leurs pères; à Bougie, l'emplacement des camps qui assiégèrent la ville. Plus loin encore, à Tunis, j'avais pu m'entretenir avec d'anciens insurgés ou avec leurs fils, que le drapeau français était venu retrouver dans leur asile, mais qui ne songeaient plus à fuir devant lui. J'étais en quête de quelque ouvrage qui me permît de compléter et de contrôler toutes ces impressions. Justement venait de paraître à Alger un livre du commandant Rinn, ancien chef du service central des affaires indigènes, aujourd'hui membre du Conseil supérieur de gouvernement, un des officiers de notre armée d'Afrique qui connaissent le mieux la société musulmane et ses sentiments religieux dans leurs nuances les plus délicates. Cette histoire est la première digne de ce nom, qui nous ait été donnée sur le sujet. C'est avec une curiosité passionnée que j'ai lu ce livre : chaque page et chaque ligne s'illustraient pour moi des paysages que j'avais contemplés, des champs de bataille que j'avais traversés, des types humains que je venais d'étudier. ...

Soloviev Vladimir - L'antéchrist


Auteur : Soloviev Vladimir
Ouvrage : L'antéchrist
Année : 1900

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Dans une villa située au bord de la Méditerranée, cinq Russes se sont rencontrés par hasard : un vieux général, un homme politique, un jeune prince, une dame, et un inconnu (Monsieur Z). Soloviev nous rapporte trois de leurs conversations. C’est à la dernière qu’est emprunté le fragment ci-dessous. L’HOMME POLITIQUE. — Puisqu’il est bien clair maintenant que ni les athées, ni les « vrais chrétiens » de l’espèce du prince ne représentent l’Antéchrist, il serait temps que vous nous fissiez son portrait. MONSIEUR Z. — C’est cela que vous voulez ! Mais êtes-vous satisfait par l’une quelconque des nombreuses représentations du Christ, sans en exclure celles qui sont dues à des peintres de génie ? Pour ma part, aucune ne me satisfait. Je suppose que cela vient de ce que le Christ est l’incarnation, unique en son genre et par suite ne ressemblant à aucune autre, de son essence, le bien. Pour le représenter, le génie artistique est insuffisant. Il faut dire la même chose de l’Antéchrist, qui est une incarnation, unique dans sa perfection, du mal. Il est impossible de faire son portrait. Dans la littérature religieuse nous trouvons seulement son passeport et les grands traits de son signalement. LA DAME. — Dieu nous garde d’avoir son portrait ! Expliquez-nous plutôt pourquoi vous le tenez pour nécessaire, en quoi consistera son oeuvre, et dites-nous s’il viendra bientôt. MONSIEUR Z. — Je puis vous satisfaire mieux que vous ne pensez. Il y a quelques années, un de mes camarades d’études, qui s’était fait moine, me laissa en mourant un manuscrit auquel il tenait beaucoup, mais qu’il n’avait ni voulu, ni pu imprimer. Il a pour titre : « Courte nouvelle sur l’Antéchrist ». Dans le cadre d’un tableau historique préconçu, cette composition donne, à mon sens, tout ce qu’on peut dire de plus vraisemblable sur ce sujet, conformément aux Saintes Écritures, à la tradition de l’Église et au bon sens. ...

Sologoub Fyodor - Les ombres


Auteur : Sologoub Fyodor
Ouvrage : Les ombres
Année : 1896

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Valodia Lovlev, pâle et chétif garçonnet d’une douzaine d’années, venait de rentrer du collège ; il attendait le dîner. Debout dans le salon, près du piano, il feuilletait le dernier numéro de la Niva1, apporté le matin même par le facteur. Une mince brochure, intercalée entre deux feuillets, s’échappa de ses mains et glissa à terre ; l’enfant la ramassa. C’était un simple prospectus sur papier gris, l’annonce d’un journal illustré. Le directeur du nouveau journal énumérait complaisamment ses futurs collaborateurs, — une cinquantaine de noms connus, — exposait le plan de l’entreprise, célébrant à la fois le mérite de l’ensemble et celui des diverses rubriques — très diverses vraiment ; il donnait enfin quelques spécimens des illustrations. Distraitement, Valodia feuilleta le prospectus, ne s’attachant qu’aux minuscules dessins qui s’y trouvaient reproduits. Un front trop large dominait son pâle visage ; ses grands yeux avaient un regard de fatigue. ...

Sologoub Fyodor - Le démon mesquin


Auteur : Marceau Hippolyte Victor
Ouvrage : Le démon mesquin
Année : 1905

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Préface de l'auteur. Ce roman Le Démon Mesquin fut commencé en 1892 et terminé en 1902. Imprimé partiellement pour la première fois en 1905, dans le journal Les Problèmes de la Vie, il parut sous sa forme définitive en 1907 dans l’édition de l’Églantier. Les critiques ont exprimé au sujet de ce roman deux opinions opposées. Quelques-uns pensent que l’auteur est un homme mauvais qui a voulu faire son propre portrait et s’est représenté lui-même dans le personnage de Peredonov. La sincérité de l’auteur, pensent-ils, lui a interdit de se faire passer pour meilleur qu’il n’est ; aussi s’est-il peint sous les couleurs les plus sombres. Il a accompli cet acte étrange pour gravir une sorte de Golgotha et y souffrir pour une cause inconnue. C’est ainsi que ce roman intéressant et inoffensif a vu le jour. Intéressant, car il montre jusqu’où peut aller la méchanceté des hommes ; inoffensif, car le lecteur dira : « Je n’ai rien de commun avec ces gens-là. » Les autres critiques, moins sévères à l’égard de l’auteur, pensent que nombreux sont les Peredonov dans le monde. Ils vont même jusqu’à affirmer que chacun de nous, s’observant attentivement, peut découvrir en soi quelques traits du caractère de Peredonov. C’est à la seconde de ces opinions que je donne ma préférence. Je n’ai point eu besoin d’imaginer quoi que ce soit. Tout ce qu’il y a d’anecdotique, de psychologique et de local dans mon roman est basé sur des observations très exactes. J’avais suffisamment de matériaux à ma disposition. Si j’ai mis si longtemps à façonner cet ouvrage, c’est uniquement parce qu’il était indispensable de ramener l’accidentel au nécessaire, pour que là où dominait Aïssa, semeuse d’anecdotes, régnât enfin l’implacable Ananke. Il est vrai cependant que les hommes « aiment être aimés » et désirent qu’on mette en lumière les côtés nobles de leur âme. Jusque chez les malfaiteurs, ils veulent voir des lueurs de bien, « l’étincelle divine », comme on disait autrefois. Aussi quand on leur montre une image vraie, exacte, sombre, mauvaise, ils se refusent à croire et ont envie de dire : « l’auteur a parlé pour lui. » Non, chers contemporains, c’est vous-mêmes que j’ai décrits dans le Démon Mesquin. Peredonov, Varia, les soeurs Routilov, Volodine, Puilnikov et les autres sont parmi vous. Ce roman est un miroir minutieusement poli. Je l’ai fourbi longtemps et avec un soin assidu. La surface en est lisse et la matière pure. J’ai pris les dimensions exactes. Les objets, en s’y réfléchissant, ne s’y déforment point. Le laid et le beau s’y reflètent avec une égale précision. ...

Marceau Hippolyte Victor - Le tirailleur soudanais


Auteur : Marceau Hippolyte Victor
Ouvrage : Le tirailleur soudanais
Année : 1911

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Avant-propos. Le tirailleur soudanais est à l'ordre du Jour (c'est le mot) de l'armée, du pays et du Parlement. Ce vétéran déjà de nos conquêtes d'Afrique, familier aux seuls spécialistes de nos campagnes d'outre-mer, était hier encore un presque inconnu du grand public. On ne soupçonnait qu'à peine, en la métropole, l'effort accompli là-bas, en cette plus grande France d'entre-tropiques, depuis cinquante ans passés, par cet humble artisan de tant de notre grandeur morale et matérielle : le soldat noir. On ne le connaissait guère que par quelques échantillons vaguement entrevus dans l'apothéose d'une revue militaire ou à une parade de service à quelque foire-exposition. Et l'on ne gardait guère de lui que le souvenir d'un figurant exotique de belle allure sous un aspect un peu théâtral. ...

vendredi 28 mars 2014

Lafont Bernard - Au ciel de Verdun


Auteur : Lafont Bernard
Ouvrage : Au ciel de Verdun Notes d'un aviateur La guerre Les récits des témoins
Année : 1918

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Le risque : une profondeur sans fin, lourde et sombre... Et là-bas, tout là-bas, une énergie qui se débat, un instinct qui lutte contre le néant menaçant... Dans quels abîmes, dans quel monde, ce combat d'horreur ? Et qui le livre... Ma pensée soudain plonge droit, épouvantablement vite, vers ces fonds d'effroi... Ah ! c'est moi qui suis là, à me débattre... dans du noir, dans du vide... Pourquoi ? contre quoi ?... Oh ! ma tête ! ma tête !... Mais ôtez donc la masse qui l'écrase !... Je vous en supplie, faites vite. Vous voyez bien que si vous tardez, je vais mourir sous elle ! Au secours !... Délivrez-moi ! Ayez pitié ! ...

Berdiaev Nikolaï - Sur le suicide


Auteur : Berdiaev Nikolaï
Ouvrage : Sur le suicide
Année : 1931

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La question du suicide est l’une des plus inquiétantes et des plus douloureuses parmi l’émigration russe. Beaucoup de Russes mettent fin à leur vie par le suicide. Beaucoup, s’ils n’ont pas encore décidé de se tuer, portent cependant en eux la pensée du suicide. La perte de tout sens à la vie, l’éloignement du pays natal, la ruine des espoirs, la solitude, le besoin, les maladies, un changement brusque de situation sociale lorsqu’une personne appartenant aux plus hautes classes devient simple ouvrier, et l’incrédulité quant à la possibilité d’améliorer sa situation dans l’avenir : tout ceci favorise beaucoup les épidémies de suicides. Le suicide comme phénomène individuel a existé à toutes les époques, mais il devient parfois phénomène social, et c’est ainsi qu’elle se manifeste à notre époque parmi l’émigration russe, dans laquelle se crée une atmosphère collective qui lui est très favorable. Le suicide est contagieux : quelqu’un qui se tue accomplit un acte social, incite les autres à suivre le même chemin, crée une atmosphère psychologique de démoralisation et de découragement. Le suicidaire n’a pas seulement affaire à lui-même, et ce n’est pas seulement pour lui que l’anéantissement violent de sa propre vie possède une signification. C’est aussi chez les autres que le suicidaire excite une résolution fatidique : il sème la mort. Le suicide fait partie de ces phénomènes complexes de la vie qui provoquent un sentiment ambigu à leur égard. ...

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