Auteur : Degrelle Léon
Ouvrage : Appel aux jeunes européens
Année : 1992

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I. — Contre les farceurs démocratiques. Nous aussi nous avons eu vingt ans. Nos jours ne reverdiront plus. Mais nos esprits, nos coeurs, sont encore vibrants des idées et des élans spirituels qui, sans doute, vous enflamment encore, vous aussi, nos jeunes camarades européens d’aujourd’hui. Nationalistes fervents, nous avions remué jusqu’au fond de sa conscience l’âme de notre patrie. Nous voulions la retirer des marécages politiciens où elle étouffait, lui rendre foi dans sa mission, remettre de l’ordre dans ses institutions, rétablir la justice sociale dans une indissoluble collaboration des classes et, surtout, réaliser la révolution des âmes, qui libérerait les hommes d’un matérialisme envahissant. Puis, en juin 1941, sonnant de clochers en clochers, avait retenti l’heure des grandes possibilités européennes. Simple soldat, puis caporal, puis sergent, puis officier, puis Commandeur de la 28e Division des Waffen SS Wallonie, j’avais, comme des centaines de milliers de volontaires de notre vieux Continent, aidé, au front de l’Est, à la création, peu comprise au début mais inévitable, d’une Europe fédérant les forces diverses mais complémentaires de nos patries. Elles étaient alors menacées de mort par le communisme soviétique, acharné, depuis 1917, à faire passer sous son knout tous les peuples du monde entier. Certes, aux premiers temps, nous, Combattants non allemands, étions tous très différents d’un pays à l’autre ; les Espagnols, des Norvégiens ; les Français, des Bosniaques ; les Hollandais, des Estoniens. Mais, vite, les épreuves, les souffrances, nous avaient rapprochés. Puis elles avaient scellé notre unité. Amitié, mais diversité. L’Europe respirait en nous. Après la tourmente, chacune de nos patries, fière de l’honneur de ses armes et du sacrifice de ses morts, eût, dans la gerbe de nos civilisations réunies, fait rayonner et magnifié la personnalité de son peuple. Vaincus, drapant nos tambours, nous avons vu notre Europe naissante de 1942 se recroqueviller après 1945 dans la banalité, la médiocrité, se livrer éperdument — sans même en deviner la fragilité éphémère — à un besoin furieux de jouir. Celui-ci lui a terni l’âme. Il en a décomposé les caractéristiques morales et spirituelles. Demain, tout devra être recréé. ...