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Degrelle Léon - La campagne de Russie


Auteur : Degrelle Léon
Ouvrage : La campagne de Russie 1941 - 1945
Année : 1949

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A LA MÉMOIRE et A LA GLOIRE des deux mille cinq cents Volontaires belges de la Légion Wallonie, morts en héros au Front de l'Est de 1941 à 1945, dans la lutte contre le bolchevisme, pour l'Europe et pour leur Patrie. PRÉFACE. J'ai été, en 1936, le plus jeune chef politique de l'Europe. A vingt neuf ans, j'avais fait frémir mon pays jusque dans ses fibres les plus secrètes. Des centaines de milliers d'hommes, de femmes, de jeunes gens, de jeunes filles me suivaient avec une foi et une passion totales. J'avais fait pénétrer en ouragan au parlement belge des dizaines de députés et de sénateurs. Je pouvais être ministre : je n'avais qu'à dire un mot, à entrer dans le jeu des partis. J'ai préféré poursuivre, hors du bourbier officiel, le dur combat de l'ordre, de la justice, de la propreté, parce que j'étais possédé par un idéal qui n'admettait ni les compromissions ni les partages. Je voulais débarrasser mon pays de la domination dictatoriale des forces d'argent qui corrompaient le pouvoir, faussaient les institutions, souillaient les consciences, ruinaient l'économie et le travail. Au régime anarchique des vieux partis, tous avilis par de lépreux scandales politicofinanciers, je voulais substituer, légalement, un Etat fort et libre, ordonné, responsable, représentatif des énergies véritables du peuple. Il ne s'agissait là ni de tyrannie ni de . Il s'agissait de bon sens. Un pays ne peut vivre dans le désordre, l'incompétence, l'irresponsabilité, l'incertitude, la pourriture. Je réclamais l'autorité dans l'Etat, la compétence dans les fonctions publiques, la continuité dans les entreprises de la nation, un contact réel, vivant, entre les masses et le pouvoir, une concorde intelligente et productive entre les citoyens que, seules, des luttes artificielles séparaient et opposaient : luttes de classes, luttes religieuses, luttes linguistiques, toutes entretenues et alimentées avec un soin minutieux parce qu'elles étaient la vie même des partis rivaux qui, avec une égale hypocrisie, se 12 disputaient théâtralement ou se partageaient discrètement les avantages du pouvoir. J'ai foncé, balai au poing, parmi ces bandes corrompues qui épuisaient la vigueur de ma patrie. Je les ai fouaillées et flagellées. J'ai détruit, devant le peuple, les sépulcres blanchis sous lesquels elles cachaient leurs turpitudes, leurs brigandages, leurs lucratives collusions. J'ai fait passer sur mon pays un souffle de jeunesse et d'idéalisme; j'ai exalté les forces spirituelles et les hauts souvenirs de lutte et de gloire d'un peuple tenace, travailleur, passionné de vie, d'abondance et de beauté. Rex fut une réaction contre la corruption d'une époque. Rex fut un mouvement de rénovation politique et de justice sociale. Rex fut surtout un élan fervent vers la grandeur, un jaillissement de milliers d'âmes qui voulaient respirer, rayonner, s'élever au dessus des bassesses d'un régime et d'un temps. Tel fut mon combat jusqu'en mai 1940. La Seconde Guerre mondiale – que j'avais maudite — changea tout, en Belgique comme ailleurs. Vieilles institutions, vieilles doctrines s'écroulèrent comme des châteaux de bois mort, vermoulus de longue date. Rex n'était lié en aucune manière au Troisième Reich triomphant, ni à son chef, ni à son parti, ni à qui que ce fût de ses dirigeants ou de ses propagandistes. Rex était un mouvement foncièrement, intensément national, d'une indépendance absolue. On a saisi toutes les archives du Troisième Reich : on n'a pu y trouver la plus infime trace d'une attache quelconque, directe ou indirecte, du rexisme avec Hitler avant l'invasion de 1940. Nos mains étaient nettes, nos coeurs étaient propres, notre amour de la patrie, lucide et brûlant, était pur de toute compromission. La ruée allemande laissa notre pays pantelant. Pour quatre-vingt neuf pour cent des Belges ou des Français, la guerre, en juillet 1940, était finie ; la prédominance du Reich était un fait auquel, d'ailleurs, l'ancien régime démocratique et financier brûlait de s'adapter le plus vite possible ! C'était à qui, parmi les insulteurs du Hitler de 1939, serait le plus empressé à se jeter aux pieds du vainqueur de 1940 : chefs des grands partis de gauche, magnats de la finance, propriétaires des plus importants journaux, ministres d'Etat francs-maçons, ex-gouvernement, tous 13 quémandaient, proposaient, mendiaient un sourire, une possibilité de collaboration. Fallait-il abandonner le terrain aux revenants discrédités des vieux partis, aux gangsters d'une finance pour qui l'or est l'unique patrie, ou à de sinistres forbans sans talent, sans dignité, prêts aux plus basses besognes de valets pour satisfaire leur cupidité ou leur ambition ? Le problème n'était pas seulement pathétique : il était urgent. Les Allemands apparaissaient à presque tous les observateurs comme les vainqueurs définitifs. Il fallait se décider. Pouvions-nous, par peur des responsabilités, laisser notre pays s'en aller à la dérive ? Pendant plusieurs semaines, je réfléchis. Ce n'est qu'après avoir demandé et obtenu en haut lieu un avis complètement favorable que je me décidai à laisser reparaître le journal du mouvement rexiste, Le Pays réel. La collaboration belge, amorcée à la fin de 1940, se faisait, toutefois, dans une atmosphère pesante. De toute évidence, les autorités allemandes d'occupation s'intéressaient beaucoup plus aux forces capitalistes qu'aux forces idéalistes. Nul ne parvenait à savoir exactement ce que méditait l'Allemagne. Le roi des Belges, Léopold III, voulut, avec un grand courage, y voir clair et obtenir des précisions. Il demanda à Hitler de le recevoir. L'audience fut accordée. Mais, malgré sa bonne volonté, le roi Léopold revint de Berchtesgaden sans avoir abouti et sans avoir appris rien de neuf. Il était clair qu'on allait faire attendre notre pays jusqu'à la paix. Or, à la paix, ce serait trop tard. Il fallait, avant la fin des hostilités, avoir acquis le droit de négocier efficacement et de parler fièrement au nom d'un vieux peuple fier. Comment arriver à traiter sur de telles bases ? La collaboration à l'intérieur du pays n'était qu'une opération de lent investissement, de grignotage, de luttes d'influences, quotidiennes et harassantes, menées contre d'obscurs sous-fifres. Non seulement ce travail ne donnerait aucun prestige à celui qui s'en chargerait, mais il ne pourrait que le discréditer. Je ne voulais pas tomber dans ce piège. Je cherchais, j'attendais autre chose. Cette autre chose éclata brusquement : ce fut la guerre de 1941 contre les Soviets. 14 L'occasion unique était là, l'occasion de nous imposer au respect du Reich à force de combats, de souffrances et de gloire. En 1940, nous étions des vaincus, notre roi était un roi prisonnier. En 1941, soudainement, l'occasion nous était offerte de devenir les compagnons et les égaux des vainqueurs. Tout dépendrait de notre courage. Nous avions, enfin, la possibilité de conquérir la position de prestige qui permettrait, au jour de la réorganisation de l'Europe, de parler, la tête haute, au nom de nos héros, au nom de nos morts, au rom du peuple qui avait offert ce sang. Certes, en courant au combat dans les steppes de l'Est, nous avons voulu faire notre devoir d'Européens et de chrétiens. Mais, nous le disons ouvertement, nous l'avons proclamé haut et clair dès le premier jour, nous avons fait, avant tout, ce don de notre jeunesse, pour garantir l'avenir de notre peuple au sein de l'Europe sauvée. C'est pour lui, d'abord, que plusieurs milliers de nos camarades sont tombés. C'est pour lui que des milliers d'hommes ont lutté, lutté pendant quatre ans, souffert pendant quatre ans, soutenus par cette espérance, poussés par cette volonté, fortifiés par la certitude qu'ils allaient arriver au but. Le Reich a perdu la guerre. Mais il eût pu parfaitement la gagner. Jusqu'en 1945, la victoire de Hitler resta possible. Hitler vainqueur eût, j'en suis certain, reconnu à notre peuple le droit de vivre et d'être grand, droit qu'avaient acquis pour lui, lentement, durement, nos milliers de volontaires. Il leur avait fallu deux ans de luttes épiques avant de forcer l'attention du Reich. En 1941, la légion belge antibolcheviste Wallonie avait passé inaperçue. Nos soldats durent multiplier les actes de bravoure, risquer leur vie cent fois avant de hisser le nom de leur pays au niveau de la légende. En 1943, notre légion de volontaires était devenue célèbre tout le long du front de l'Est par son idéalisme et par son intrépidité. En 1944, elle atteignit le sommet de la renommée lors de l'odyssée de Tcherkassy. Le peuple allemand, plus que n'importe quel peuple, est sensible à la gloire des armes. Notre position morale se révéla unique dans le Reich, de loin supérieure à celle de n'importe quel pays occupé. 15 Je vis longuement Hitler à deux reprises, cette année-là, visite de soldat, mais visite qui me montra clairement que nous avions gagné la partie. Me serrant avec force la main dans ses deux mains au moment des adieux, Hitler me dit avec une affection vibrante : j'avais un fils, je voudrais qu'il soit comme vous. Comment, après cela, me refuser le droit pour ma patrie de vivre dans l'honneur ? Le rêve de nos volontaires était atteint : ils avaient, en cas de victoire allemande, assuré avec éclat la résurrection et la grandeur de leur peuple. La victoire des Alliés a rendu provisoirement inutile ce terrible effort de quatre ans de combat, le sacrifice de nos morts, le calvaire des survivants. Aujourd'hui, l'univers s'acharne à bafouer les vaincus. Nos soldats, nos blessés, nos mutilés ont été condamnés à mort ou sont enfermés dans des camps et des prisons infâmes. Plus rien n'est respecté, ni l'honneur du combattant, ni nos parents, ni nos foyers. Mais l'infortune ne nous terrasse pas. La grandeur n'est jamais vaine. Les vertus conquises dans la douleur et le sacrifice sont plus fortes que la haine et que la mort. Comme le soleil jaillissant des nuits profondes, tôt ou tard elles resplendiront. L'avenir ira bien au-delà de cette réhabilitation. Il ne rendra pas seulement hommage à l'héroïsme des soldats du front de l'Est de la Seconde Guerre mondiale, il dira qu'ils avaient raison ; qu'ils avaient raison négativement, car le bolchevisme est la fin de toute valeur ; qu'ils avaient raison positivement, car l'Europe unie, pour laquelle ils luttaient, était la seule possibilité de survie, la dernière, peut-être d'un vieux continent merveilleux, havre de la douceur et de la ferveur humaines, mais mutilé, morcelé, déchiré à en mourir. Un jour viendra où l'on regrettera amèrement la défaite, en 1945, de ces défenseurs et de ces bâtisseurs de l'Europe. En attendant disons avec des mots vrais ce que fut leur épopée, comment ils ont combattu, comment leurs corps ont souffert, comment leurs coeurs se sont donnés. A travers l'épopée des volontaires belges, une unité parmi des centaines d'unités, c'est le front de Russie tout entier qui va surgir à nouveau, aux jours ensoleillés des grandes victoires, aux jours plus 16 émouvants encore des grandes défaites, défaites que la matière imposait, mais que la volonté n'acceptait pas. Là-bas, dans les steppes sans fin, des hommes ont vécu. Lecteur, ami ou ennemi, regarde-les revivre ; car nous sommes en un temps où l'on doit chercher beaucoup pour trouver de vrais hommes, et ceux-ci l'étaient jusqu'à la moelle des os, tu vas le voir. ...

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