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Saint-Albin Jacques - Voyage au centre de la Terre - Tome 1


Auteur : Saint-Albin Jacques
Ouvrage : Voyage au centre de la Terre - Tome 1 Ou aventures diverses de Clairancy et de ses compagnons, dans le Spitzberg, au Pôle-Nord, et dans des pays inconnus.
Année : 1821

Lien de téléchargement : Saint-Albin_Jacques_-_Voyage_au_centre_de_la_Terre_-_Tome_1.zip

Préface. COMME l'ouvrage dont nous publions la traduction, pourrait paraître singulier et systématique aux lecteurs français, et que les aventures qu'il présente ont quelquefois une apparence romanesque, il est de notre devoir de montrer d'avance, par des observations certaines, que ce voyage n'a rien d'invraisemblable et rien de faux. Toutes les fois qu'on a fait quelqu'importante découverte qui sortit trouver des terres habitables. Ce projet n'avait pourtant rien de ridicule ; le succès du voyage que nous publions le prouve ; et sans doute l'Américain, qui est parti pour son expédition, reviendra apprendre lui-même aux Européens qu'il ne faut pas juger trop légèrement ce qu'on ne connaît pas. En 1818 , un savant allemand, (M. Steinhauser) annonça dans la gazette littéraire de Halle, une découverte qui s'accorde assez avec les idées de l'Américain dont nous venons de parler. Pour expliquer la déclinaison, de l'aiguille aimantée, M. Steinhauser prétend que dans l'intérieur de notre globe , à une profondeur d'environ cent soixante-dix milles , il se trouve un autre petit globe, qui fait autour du centre de la terre une révolution d'occident en orient, dans l'intervalle de quatre cent quarante ans. Ce petit globe, doué d'une attraction magnétique, serait la cause de la déclinaison de l'aiguille aimantée. Ce qui rend les calculs de M. Steinhauser dignes de considération, c'est qu'ils s'accordent exactement avec l'expérience. Il avait prédit, en 1805, qu'après avoir été stationnaire, l'aiguille aimantée rétrograderait en 1818 vers l'orient; ces deux prédictions se sont accomplies, à l'étonnement des adversaires du savant M. Steinhauser. On a donné à cette planète souterraine le nom de Pluton ; et plusieurs prétendent qu'en étudiant les mouvements de ce globe, les marins n'auront plus besoin d'autre guide. Les idées de M. Steinhauser avaient déjà été publiées sous des aspects différents, il y a à peu près un siècle, et il est sans doute heureux que le Voyage au centre de la terre vienne nous apprendre enfin ce qu'il faut penser au juste de ces importants objets. Des naturalistes ont dit que les glaces des pôles allaient toujours en s'épaississant, et qu'aux pôles elles traversaient la profondeur de la terre, ce qui formerait un glaçon de trois mille lieues ; mais ce système est si absurde, qu'il n'a besoin que d'être exposé pour tomber dans le mépris. Il faudrait attribuer à la glace une vertu magnétique qu'elle n'a sûrement pas ; et il est certain qu'il y a aux pôles des matières douées d'une vertu magnétique, puisque tout objet aimanté se tourne naturellement vers le pôle dont il est le plus proche. C'est ce qui a fait croire aux savants les plus judicieux (et cette présomption était bien fondée), que les pôles sont entourés de montagnes de fer. On a prétendu aussi que la nature était entièrement morte vers les pôles ; cette assertion est exagérée. Il est vrai que les rivages du Spitzberg, et tout ce qui avoisine la mer glaciale, n'offrent qu'une nature inanimée , un sol brûlé par les glaces ; mais à mesure qu'on avance dans les terres, la nature se ranime, et la végétation reparaît. Voici même quelque chose de plus fort : tout l'équipage du brick russe, qui revint il y a deux ans d'un voyage autour du monde, vit dans le nord, plus loin que le Spitzberg, une île flottante, chargée de végétation et de fontaines... En juillet 1818, des vaisseaux baleiniers, qui s'étaient trouvés enfermés dans les glaces, au 68e degré de latitude, trouvèrent la mer bien plus ouverte au 70e ; et les Esquimaux, qui habitent vers cette latitude ; assurèrent qu'en avançant au nord, on rencontrerait encore moins de glaces. Le 4 août suivant, l'expédition que le gouvernement Anglais envoya à la recherche d'un passage en Amérique par le nord, se trouvait à 75 degrés 00 miaules de latitude, lorsqu'un vent frais et la disparition successive des glaces, leur donna l'espoir que la promesse des Esquimaux pourrait se réaliser. Un peu plus tard , l'expédition découvrit, entre le 77e et le 78e degrés, une nation inconnue, isolée du monde entier, et sans communication quelconque. Les hommes de cette tribu ressemblent, pour la physionomie, aux Esquimaux, et parlent une autre langue. Sans voisins et sans ennemis , ils se croyaient les maîtres du monde. Ils paraissaient n'avoir jamais vu de vaisseaux, et ils crurent d'abord que les bâtiments anglais étaient de grands oiseaux de proie, descendus de la lune pour les dévorer. Ils avaient des couteaux de fer ; et l'expédition reconnut qu'il y avait d'énormes masses de fer dans les régions voisines du pôle. Ces mêmes sauvages se servent de la corne du narwal pour tuer les petites baleines. Ils voyagent dans des traîneaux attelés de chiens, à la manière des Kamtschadales. Les Anglais virent aussi un certain nombre de ces sauvages - partir en traîneau pour,le nord ; circonstance qui prouve que les terres fermes s'étendent jusque sous le pôle, et que la nature n'est pas morte aux extrémités du monde... C'en est sans doute assez pour montrer qu'il n'y a rien qu'on puisse refuser de croire dans l'ouvrage que nous offrons au public. Le reste s'expliquera de lui-même ; et pour ceux qui douteront encore, bientôt peut-être leur défiance se dissipera ; car il faut espérer que les gouvernements de l'Europe ne négligeront pas de cultiver la découverte d'un monde, assurément moins important que le nôtre, mais avec qui nous pouvons former des liaisons utiles. ...

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