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Amaudruz Gaston-Armand - UBU Justicier au premier procès de Nuremberg


Auteur : Amaudruz Gaston-Armand
Ouvrage : UBU Justicier au premier procès de Nuremberg
Année : 1949

Lien de téléchargement : Amaudruz_Gaston-Armand_-_UBU_Justicier_au_premier_proces_de_Nuremberg.zip

PREFACE. LA présomption la plus manifeste que l’on possède maintenant que les Allemands ne sont pas les uniques responsables du deuxième conflit mondial et que Nuremberg est un monument d’hypocrisie et de fausseté est celle-ci : quatre ans après la capitulation inconditionnelle du IIIe Reich, la guerre continue, froide à Berlin, chaude en Grèce, en Palestine, en Chine, en Indonésie et ailleurs. D’aucuns y crurent distinguer la survivance de l’esprit, malfaisant selon eux, d’Hitler. Selon la coutume, ils jugèrent donc les lieutenants du Führer et les condamnèrent à la pendaison. Mais, chose curieuse, la situation des pays précités ne s’améliora pas pour autant... Un autre événement vient confirmer notre propos ci-dessus : la déclaration de Mao-Tse-Tung, annonçant que le maréchal Tchang-Kaï-Chek est considéré comme criminel de guerre. Ainsi, le protégé de Roosevelt et de Churchill est un monstre de la même facture que Goering ou Keitel. De quelle manière justifiera-t-on, dès lors, le paradoxe suivant : un criminel de guerre — Tchang-Kaï-Chek — juge un autre criminel de guerre : le général nippon Tojo ?... Les mémoires du général Anders sont également significatifs. Parlant du charnier soviétique de Katyn, l’ancien chef de l’armée polonaise libre écrit : « Retrouver les assassins de Katyn et réclamer leur châtiment est une obligation morale pour tous les Polonais... » Et nous lisons plus loin ce témoignage sur l’U.R.S.S. qui glacera d’effroi, nous osons l’espérer, tous les démocrates qui, il y a peu de temps, baisèrent les pieds de Staline pour sauver leur misérable peau : « Nous avons pu établir approximativement, en nous basant sur les rapports faits par nos coreligionnaires libérés des camps de travail obligatoire que le chiffre global de la population détenue en prison et dans les camps variait entre 17 et 20 millions d’hommes » (on retrouve les mêmes chiffres dans « J’ai choisi la liberté » de V. A. Kravchenko). D’autre part, il est reconnu que des camps de concentration existent aujourd’hui partout : non seulement en U.R.S.S. et dans les « démocraties populaires », mais aussi en France, en Chine, dans les Indes et en Grèce. Certes, on se garde au mieux d’en parler. Néanmoins ils sont pires que ceux de l’Allemagne nationale-socialiste. Ce n’est pas nous qui l’affirmons, mais M. Jacques Bardoux, de l’Institut : « En Bulgarie, ceux de Kutzian et Rositza, Zagrad et Bolov-Dol dépassent même en horreur les plus célèbres établissements nazis de cet ordre, en traitements inhumains et en bestialité » (cf. « L’Epoque » du 5-2-49). Et que penser de cette déclaration du « New-York Times » : « L’Allemagne n’a plus le monopole des atrocités. Aucune nation ne possède d’histoire irréprochable ». Cela nous amène, inévitablement, à reconsidérer le procès de Nuremberg, et cela non pas à travers l’optique de la propagande israélite ou démocratique, mais en se plaçant sur un terrain strictement juridique. Or, dans cet ordre d’idées, l’ouvrage de G. A. Amaudruz nous paraît particulièrement utile. L’auteur, en effet, analyse le procès juridiquement — et historiquement — par un examen scrupuleux et attentif de chaque chef d’accusation. De telle sorte qu’aucune des preuves présentées par lui, démontrant en l’occurrence que Nuremberg ne repose sur aucun fondement valable, ne peut être catégoriquement réfutée. Le livre est intéressant aussi par un autre côté : son étude en profondeur des conséquences internationales du procès et sa critique remarquable, quoique brève, de l’oeuvre philosophique d’Alfred Rosenberg, ne peuvent que retenir notre attention. Dire, donc, que ce livre est quasiment indispensable à qui veut rechercher la vérité sur Nuremberg, serait un pléonasme. En effet de nouveaux « Nuremberg » sont chaque jour commis : de la condamnation de Nicolas Petkov à celle du cardinal Mindszenty, la liste s’allonge interminablement. Faut-il l’avouer ? La publication de ce texte, terminé en décembre 1946, n’a pas été sans mal. A plusieurs reprises, il fallut secouer une opinion intoxiquée par le conformisme démocratique et le poison marxiste. Bref, la liberté de penser fut pour nous l’interdiction de penser. Toutefois, quelques généreux souscripteurs permirent la réalisation de ce projet. Ajoutons qu’un fragment de ce volume est paru précédemment dans la revue suisse « Courrier du Continent ». Signalons encore que G. A. Amaudruz est l’auteur de plusieurs articles sur les « Criminels de guerre », sur Nietzsche et sur l’Autriche, ainsi que d’une étude politique, « La force du symbole ». Nous espérons l’éditer prochainement. P. HOFSTETTER. ...

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