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Wagner Richard - Le judaïsme dans la musique


Auteur : Wagner Richard
Ouvrage : Le judaïsme dans la musique
Année : 1850

Lien de téléchargement : Wagner_Richard_-_Le_judaisme_dans_la_musique.zip

Dernièrement, il a été question dans la « Neue Zeitschrift fur Musik » de « goût artistique hébraïque ». Il est impossible qu'une pareille assertion restât sans provoquer une attaque, puis une défense. Il m’apparait comme suffisamment important de traiter ce sujet plus à fond que ne l'a fait jusqu'à présent la critique qui ne s'en est occupée que d'une manière indirecte ou sous l'empire de la passion. Il ne sera pas question ici de trouver quelque chose de nouveau, mais d'expliquer plutôt l'impression inconsciente de recul moral que provoque, chez le peuple, la manière d'être des Juifs ; il ne s'agira pas non plus de faire vivre une idée par la force créatrice de notre imagination, mais de noter une réalité bien existante. La critique irait à rencontre de son devoir si elle faisait autrement. Nous passerons sous silence l'antagonisme qui peut exister entre les Juifs et nous dans le domaine de la religion ou de la politique, car notre but est de ne considéré la chose que sous le rapport de l'art et plus spécialement de la musique. D'ailleurs, au point de vue religieux, les Juifs ne peuvent plus être considérés comme étant nos ennemis et cela grâce à ceux qui, au sein même de notre religion, se sont attirés la haine populaire. En ce qui concerne la question politique, nous ne sommes jamais entrés en conflit direct avec les Juifs ; nous avons souhaité qu'il se crée un jour un royaume juif à Jérusalem, et de ce côté-là nos regrets fuirent réels, quand nous vîmes que M, de Rotschild préféra, en homme d'esprit qu'il est, rester le « Juif des Rois » plutôt que de devenir le « Roi des Juifs ». Certes, là où la question politique se mue en question sociale, il n'en est plus de même ; notre sentiment inné de justice humaine nous a fait un devoir de voler au secours des Juifs persécutés et cela d'autant plus que s'éveillait en nous-mêmes une aspiration vers la liberté et l'indépendance de la société. Toutefois, même lorsque nous luttions pour l'émancipation des Juifs, nous étions davantage les défenseurs d'un principe abstrait, que celui d'un cas concret bien déterminé. Par le fait même que tout notre libéralisme était plutôt entaché de trouble, nous défendions le peuple juif sans même chercher à le connaître — et même en faisant tout pour l'éviter — et nous devons reconnaître que notre zèle à exiger l'égalité des droits pour les Juifs, avait davantage sa source dans un état de surexcitation, bien plus que dans une sympathie raisonnée ou réelle. Car, malgré toutes nos paroles et nos écrits en faveur de l'émancipation des Juifs, nous ne pouvions, à l'approche de ceux-ci, nous empêcher de témoigner une involontaire aversion. Nous touchons ici le point capital de notre sujet. Il nous faut expliquer le pourquoi de cette répulsion involontaire que provoquent en nous les Juifs, et tenter de justifier cette antipathie qui reste, en fin de compte, plus forte en notre esprit que la tentation que nous avons de nous en libérer. C'est encore nous illusionner en connaissance de cause, lorsque nous croyons immoral et contraire aux lois établies, que de nous laisser aller à notre aversion naturelle pour l'esprit juif. Il n'y a que fort peu de temps que nous avons compris qu'il serait plus raisonnable de nous libérer de nos suggestions afin d'examiner, dans le calme, l'objet de notre puissante sympathie afin que nous arrivions à comprendre cette aversion que nous avons pour lui, en dépit de nos illusions les plus libérales. A notre profonde stupeur, nous fîmes alors la découverte que dans nos luttes libérales nous planions très haut dans le ciel, que nous nous battions avec les nuées, pendant que la terre, cette réalité tangible, était accaparée par un possesseur qui daignait peut-être prendre goût à nos sauts périlleux, mais qui avait surtout en vue de ne point nous dédommager notre intervention et demeurait bel et bien l'usurpateur de nos biens. Petit à petit, le « créancier des rois » est devenu « le roi des croyants » et nous serions vraiment naïfs d'écouter sa demande d'émancipation, alors qu'en fait, c'est nous qui sommes réduits à nous libérer de la tutelle juive. Dans l'état de choses actuel, le Juif est en fait plus qu'émancipé; il règne et régnera aussi longtemps que l'Argent restera la Force devant laquelle se briseront tout notre travail et tous nos efforts. Ce n'est pas le lieu de rechercher ici comment cette force a été transmise aux mains des Juifs, en dépit du sort malheureux du peuple israélite et de la rudesse des conquérants germano-chrétiens. Par contre, nous devons montrer comment le goût artistique public a été livré aux mains mercantiles des Juifs, et l'impossibilité qui existe de nos jours — à moins d'un bouleversement radical — à ce qu'on puisse créer en art quelque chose de naturellement et nécessairement beau. Ce que l'homme des temps du moyen âge ou de la Rome antique payait à ses maîtres par des tortures et des tourments, le Juif l'a converti aujourd'hui en monnaie. Mais qui remarque que ces chiffons de papier aux allures innocentes sont rouges du sang de nombreuses générations? Ce que les héros de l'art surent arracher au démon ennemi des arts, en des siècles et des siècles de luttes, d'efforts et d'infortunes, le Juif en fait aujourd'hui un article commercial. Qui songe que les productions artistiques contemporaines, si maniérées soient-elles, sont l'aboutissant de vingt siècles d'efforts incessants ? Point n'est besoin de prouver la judaïsation de l'art moderne; elle ne fait pas de doute. Il serait nécessaire de remonter très loin dans l'histoire de notre art si nous voulions en rechercher les sources. Toutefois, si ce qui nous apparaît le plus nécessaire à cette heure consiste à extirper cette tutelle juive, il faut commencer par reconnaître nos forces en vue de cette libération. Mais cette force, nous ne l'obtiendrons point d'une définition abstraite, mais bien d'une connaissance précise de ce sentiment d'aversion qui existe en nous et qui nous éloigne de tout ce qui est juif. Cette répugnance naturelle nous fournira les bases rationnelles de ce qui nous choque dans l'élément judaïque. Nous pourrons alors opposer notre pointe à ce que nous connaîtrons avec précision. Et nous réussirons ainsi à chasser le Démon du champ où il se cache dans une demi- obscurité qui est due en grande partie au zèle que nous autres, humanitaires, avions mis à l'entourer pour nous rendre sa vue moins blessante. ...

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