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Hallet Marc - Lueurs géophysiques


Auteur : Hallet Marc
Ouvrage : Lueurs géophysiques
Année : 1994

Lien de téléchargement : Hallet_Marc_-_Lueurs_geophysiques.zip

Ceux qui croient aux ovnis et tentent de démontrer leur existence cherchèrent très tôt à proposer des preuves "évidentes" de la réalité de ces engins supposés et de leur origine extraterrestre. C'est ainsi qu'ils crurent pouvoir établir diverses corrélations, pour la plupart fallacieuses, entre des observations d’ovnis et toutes sortes de phénomènes ou de lieux particuliers. Ils crurent par exemple pouvoir prouver, par de nombreux exemples, que les ovnis s'intéressaient aux installations militaires ou nucléaires, qu'ils apparaissaient suivant un cycle "martien" ou "solaire" etc... M. Fernand Lagarde, de la revue Lumières dans la Nuit, chercha à démontrer que les ovnis se déplaçaient ou se posaient fréquemment à proximité de failles géologiques. D'autres que lui, développant cette idée, soulignèrent qu'on avait souvent observé des ovnis lors de tremblements de terre ou d'éruptions volcaniques. Ils citèrent en ce propos quelques observations dont le nombre et la valeur ne pouvaient cependant permettre aucune réflexion d'ordre scientifique. Et puis, lentement, la vapeur se renversa : quelques-uns, dont je fus, suggérèrent que ce n'étaient pas les manifestations telluriques qui attiraient les ovnis, mais qu’à l’inverse certains phénomènes géophysiques mal connus pouvaient être pris pour des ovnis. En 1977, Michael A. Persinger et Gyslaine F. Lafrenière attirèrent l'attention de la petite communauté ufologique sur leurs idées en la matière en publiant Space- Time transients and unusual events (Nelson Hall, Chicago). Leurs études statistiques, basées sur des recueils de faits peu fiables, manquaient beaucoup de rigueur. Persinger, qui était psychologue de formation, développa davantage ses idées entre 1976 et 1984 dans une série d'articles publiés dans la revue de psychologie Perceptual and Motor Skills. Ses thèses n'avaient, là encore, aucunes bases solides et frisaient parfois l'extravagance. En 1982, le britannique Paul Devereux qui était radiesthésiste, comme Fernand Lagarde, écrivit un livre intitulé "Earthlights" (Wellingborough, Turnstone Press Ltd) dans lequel il entendait démontrer que certains ovnis n'étaient pas autre chose que des lueurs géophysiques. Mais l’ensemble, une fois encore, manquait cruellement de rigueur scientifique. Aucun de ces ouvrages et de ces articles ne furent traduits en langue française et, dès lors, au sein de la petite communauté des amateurs d’ovnis francophones, les "ovnis d'origine géophysique" ne furent guère débattus qu'entre spécialistes bien informés. La mode des "ovnis d’origine géophysique" passa, comme d'autres, faute sans doute de textes et d'arguments incontournables... Et pourtant ! Les lueurs géophysiques ne sont pas une trouvaille récente des amateurs d’ovnis pas plus qu'elles ne sont une curiosité scientifique tombée dans l'oubli. En effet, elles sont connues depuis longtemps et ont fait l'objet d'un bon nombre d'études scientifiques rigoureuses publiées dans les revues savantes les plus prestigieuses. Il semble en exister de plusieurs sortes et leur(s) mécanisme(s) de formation reste(nt) énigmatique(s). L'électricité statique explique sans doute les espèces de feux saint Elme qui peuvent apparaître, périodiquement, sur les sommets de certaines montagnes ou d’édifices monumentaux. On pense aussi que certaines lueurs qui apparaissent lors d'éruptions volcaniques ou près de chutes d’eau sont produites par le formidable brassage des molécules constituant les déjections volcaniques ou les masses d’eau. L’apparition de masses d’air ionisé lumineuses pourrait également résulter de la présence de matériaux radioactifs. Ainsi s’expliqueraient les boules lumineuses qui peuvent parfois s'échapper de certains réseaux de grottes ou de galeries souterraines. Aucune certitude scientifique n’existe pourtant sur l'origine exacte des lueurs qui accompagnent les tremblements de terre ou qui apparaissent le long de certaines failles géologiques terrestres ou sous-marines. De loin donc, c’est cette dernière sorte de lueurs géophysiques qui demeure actuellement la plus énigmatique. C’est tout naturellement d’elle qu’il sera donc question ici... La présente monographie est à considérer comme une modeste contribution relative à la description et à l’étude des lueurs sismiques. Afin d'appuyer mes conclusions sur des bases solides, j'ai cru devoir composer un catalogue de faits puisés à diverses sources. Ce catalogue ne prétend aucunement à l'exhaustivité. Je suis même persuadé qu'en cherchant à peine davantage, j'aurais pu lui donner des dimensions nettement plus importantes. Mon but n'étant pas la quantité mais bien la qualité, je pense que celui que je propose ici suffira amplement à appuyer les considérations qui le suivront. Merci à Manuel Borraz Aymerich et à France Saint-Laurent qui, par leurs remarques pertinentes et leurs informations supplémentaires, m’ont aidé à éliminer de la première version de ce catalogue plusieurs cas douteux ou franchement inadéquats. Pour composer ce catalogue, j'ai puisé principalement dans l'énorme compilation que Robert Mallet proposa de 1851 à 1855 dans la publication scientifique londonienne Report of the British Association for the Advancement of Science. J'ai également fait un ample usage d'un article de Frédéric Montandon publié en 1948 dans la revue Geographica Helvetica. J'ai également puisé dans quelques revues scientifiques et quelques ouvrages que j'avais sous la main et j'ai fait un usage modeste de quelques livres et revues publiés par des amateurs d’ovnis ou de mystères divers. Je n'ai pas souhaité utiliser les quatre ouvrages de Charles Fort qui est trop souvent brouillon ou incomplet et dont j'ai plusieurs fois montré qu'en dehors de la source de références bibliographiques qu'ils représentaient, ils n'étaient guère fiables. Dans un but de simplification, je n'ai jamais cité en entier les titres et les origines des travaux de MM. Mallet et Montandon dans mes références. En ce qui concerne le travail de M. Montandon, j'ai seulement cité l'auteur et la page du document utilisé. Pour le travail de M. Mallet, outre son nom, j'ai simplement cité la date de parution du bulletin annuel de la British Association for the Advancement of Science et la page d'où j’ai extrait l'information. Toutes les autres références sont données en entier. ...

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