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Tolkien John Ronald Reuel - Le Silmarillion


Auteur : Tolkien John Ronald Reuel
Ouvrage : Le Silmarillion
Année : 1977

Lien de téléchargement : Tolkien_John_Ronald_Reuel_-_Le_Silmarillion.zip

Le Silmarillion, publié aujourd’hui quatre ans après la mort de son auteur, est un récit des Jours Anciens, le Premier Âge du Monde. Le Seigneur des Anneaux décrivait les grands événements qui conclurent le Troisième Âge, mais les contes du Silmarillion sont les légendes d’un passé bien plus lointain, au temps où Morgoth, le premier Prince de la Nuit, était encore sur les Terres du Milieu et où les premiers Elfes lui firent la guerre pour reprendre les Silmarils. Outre qu’il décrit les événements d’une époque plus reculée que celle du Seigneur des Anneaux, le Silmarillion est une oeuvre bien plus ancienne quant à l’essentiel de sa conception. En fait Ŕ son titre n’était pas encore Le Silmarillion Ŕ, elle date d’un demi-siècle ; on peut en lire les premières versions des principaux récits mythologiques souvent crayonnées à la hâte dans des carnets en mauvais état qui datent de 1917. Mais il n’a jamais été publié (bien qu’on puisse glaner dans le Seigneur des Anneaux certaines indications s’y rapportant). Mon père, sa vie durant, ne l’abandonna jamais et ne cessa d’y travailler même en ses dernières années. Pendant tout ce temps, le Silmarillion, simple base structurale à de vastes récits, subit peu de modifications profondes ; cette base forma une sorte de tradition, l’arrière-plan de nouveaux récits. Mais ce n’était rien moins qu’une tradition fixée, elle ne resta pas sans changement même lorsqu’il s’agit de certaines idées fondamentales sur la nature du monde qu’elle dépeint, cependant que reparaissaient les mêmes légendes redites sous des formes plus ou moins longues et en des styles différents. À mesure que les années passaient, les modifications et les variantes de détail ou de plus grande importance, à chaque passage du texte, se firent si complexes et si multiples qu’une version finale et définitive semblait inconcevable. De plus, les anciennes légendes (« anciennes » non seulement par rapport aux lointains Premiers Âges, mais par rapport à la vie de mon père) lui servirent à consigner et à transmettre ses pensées les plus profondes. Dans ses derniers écrits, la poésie et la mythologie s’effacent devant les préoccupations théologiques et philosophiques : de là viennent de brusques changements de ton. Il m’échut à la mort de mon père de mettre l’oeuvre en forme afin qu’elle puisse être publiée. Il était clair que vouloir conserver à l’intérieur d’un même livre la diversité des matériaux Ŕ montrer le Silmarillion comme une création continuelle et changeante s’étendant sur plus d’un demi-siècle, ce qui est le cas Ŕ ne mènerait qu’à la confusion et à noyer l’essentiel. Je me suis donc efforcé d’arriver à un texte unique en choisissant l’ordre des récits de manière à obtenir une suite cohérente et qui se suffise à elle-même. Les derniers chapitres du livre (après la mort de Túrin Turambar) présentaient des difficultés particulières : ils n’avaient reçu aucun changement depuis de nombreuses années et se montraient sous certains aspects en sérieux désaccord avec les idées plus élaborées du reste de l’oeuvre. Il ne faut donc pas chercher une cohérence parfaite (ni à l’intérieur du Silmarillion lui-même ni entre ce livre et les autres écrits déjà publiés de mon père) qui n’aurait pu être atteinte, si même cela avait été possible, qu’au prix de sacrifices coûteux et inutiles. Du reste mon père avait conçu le Silmarillion comme une compilation, un recueil de récits établi d’après des sources très diverses (poèmes, chroniques, littérature orale) qui auraient survécu grâce à d’antiques traditions, et cette idée s’est reflétée dans l’histoire réelle du livre, car il repose sur une grande quantité de prose et de poésie plus anciennes et prend ainsi certains aspects d’un compendium en fait et non seulement en théorie. On peut attribuer à cela les rythmes différents des chapitres, les récits plus ou moins détaillés, le contraste par exemple entre les descriptions précises des lieux et des motifs dans la légende du Túrin Turambar et la relation lointaine qui survole la fin du Premier Âge, quand Thangorodrim fut abattu et Morgoth renversé. Parfois aussi des différences dans le ton ou la manière de décrire, quelques obscurités et parfois un manque de cohérence. Dans le cas du Valaquenta, par exemple, nous devons admettre que si ce récit contient des matériaux qui remontent aux premiers jours des Eldar à Valinor, ils furent remaniés à une époque plus tardive, ce qui explique les changements continuels de temps et de point de vue, de sorte que les puissances divines semblent tantôt présentes et actives dans le monde, tantôt lointaines, souvenir d’une ère révolue. Ce livre, qui a pour titre comme il se doit le Silmarillion, renferme non seulement le Quenta Silmarillion, le vrai Silmarillion, mais aussi quatre oeuvres plus courtes. Ainulindalë et Valaquenta, au début, sont étroitement liés au Silmarillion, alors que Akallabêth et les Anneaux du Pouvoir, qui viennent à la fin, en sont entièrement distincts et indépendants (il faut le souligner). Ce fut le désir explicite de mon père qu’ils fussent inclus dans ce livre : ainsi toute l’histoire commence à la Musique des Ainur, c’est là que commence le monde pour finir avec le départ des Porteurs des Anneaux des ports de Mithlond à la fin du Troisième Âge. On rencontre dans ce livre un très grand nombre de noms, et j’ai établi un index complet, mais le nombre des individus (Elfes ou Humains) qui jouent un rôle important dans les récits du Premier Âge est beaucoup plus réduit, et on les trouvera tous dans les chartes généalogiques. J’ai fait aussi la table des appellations plutôt compliquées des différentes tribus des Elfes, une note sur la prononciation du langage des Elfes et une liste des principales racines qu’on trouve dans les noms elfes. Une carte se trouve à la page 385, ceci pour rendre clair au premier coup d’oeil où sont les royaumes des Elfes après le retour des Noldor sur les Terres du Milieu. Je n’ai surchargé le livre ni d’autres notes ni de commentaires. Il est vrai que mon père a laissé une grande quantité de pages inédites sur les Trois Âges, des écrits philosophiques, historiques, linguistiques, comme des récits, et j’espère qu’il sera possible à l’avenir de les publier. Dans la tâche incertaine et difficile de préparer ce livre, Guy Kay, qui a travaillé avec moi en 1974 et 1975, m’a grandement aidé. Christopher Tolkien. ...

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