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De Muizon François - Marthe Robin


Auteur : De Muizon François
Ouvrage : Marthe Robin Le mystère décrypté
Année : 2011

Lien de téléchargement : De_Muizon_Francois_-_Marthe_Robin.zip

Préface. Le présent ouvrage apporte des renseignements que le lecteur ne trouvera pas dans les livres précédents consacrés à Marthe Robin. Et ce n’est pas là son seul intérêt, même si c’est déjà un apport véritable, car il est nécessaire de découvrir ce que l’on ignorait. Un autre point d’intérêt du présent ouvrage réside dans la manière dont François de Muizon a interrogé les sources existantes. On verra, à la lecture, les nombreuses citations que l’auteur fait des livres qui ont précédé le sien, et comment il conduit le lecteur encore plus loin. En questionnant toutes les informations disponibles, en créant pour ainsi dire des dossiers transversaux, il opère comme quelqu’un qui réunirait autour de la table tous les témoins connus ; et là, à entendre ce que les autres disent, chacun peut mieux situer sa propre contribution et la mettre en rapport avec celle des autres. Quand on est sollicité comme je l’ai été moi-même, on découvre ce que l’on n’avait pas conscience de savoir. Dans le voisinage d’autres affirmations, la mienne en dit plus que son propre contenu. C’est très exactement ce que l’on trouvera dans le présent ouvrage. Celui-ci évoque volontiers les contributions à la connaissance du mystère de Marthe des études précédentes. Mais François de Muizon a interrogé d’autres témoins, utilisé des problématiques différentes, adopté de nouveaux points de vue : celui de la phénoménologie, de l’enquêteur judiciaire, les approches multiples, l’analyse de la rumeur, de la légende, de la sociologie des groupes… Il a évité l’attitude dogmatique, en laissant prévaloir l’accueil de la réalité, d’où qu’elle vienne. Il a multiplié les angles de vue, selon le maillage très serré des questions. Avec un tel filet, il s’évitait de laisser échapper d’intéressants poissons du savoir. En somme, la légitimité de cette nouvelle étude jouit d’un précédent fameux : Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui furent dès le début témoins oculaires et serviteurs de la Parole, j’ai décidé, moi aussi, après m’être informé exactement de tout depuis les origines, d’en écrire pour toi l’exposé suivi, excellent Théophile, pour que tu te rendes bien compte de la sûreté des enseignements que tu as reçus1. Plusieurs auteurs, plusieurs points de vue, plusieurs sources, l’ouverture à la réalité des choses, pas d’enfermement dans la pensée unique. Ce « prologue » de l’Évangile selon saint Luc fait fonction d’analogie : Luc, tout en reconnaissant que « beaucoup » avaient donné leur témoignage, et sans les critiquer, a entrepris « aussi » d’écrire ce qu’il avait de personnel à dire, intégrant cela dans le corpus que le lecteur lui-même constituera comme résultat de son acte de lecture. Comme dans une symphonie, les voix de plusieurs auteurs se font entendre, mais le lecteur percevra en quelque sorte l’harmonie du réel qu’aucun tout seul ne pouvait émettre, mais qui se constitue, pour la joie de l’auditeur, quand ils se font entendre ensemble, sans vouloir exclure les autres voix. Ceci à la condition qu’on joue dans la même tonalité, ce qui dans la musique contemporaine peut mener très loin. Depuis sa mort le 6 février 1981, chaque année apporte son lot de publications, de livres, d’articles, d’émissions radio ou télévisées consacrés à Marthe Robin. Tel est le cas de cette année 2011 en particulier. L’intérêt pour Marthe n’a jamais faibli ; il est particulièrement fort en cette année marquée du soixante-quinzième anniversaire de la rencontre du P. Finet avec Marthe Robin, le 10 février 1936. Les Foyers considèrent cette date comme celle de la naissance des Foyers de Charité. Toujours en 1936, en septembre, le P. Finet prêche la première retraite de Foyer, suivie par l’entrée des deux premiers membres, qui formeront la première communauté avec le père et Marthe. L’année 2011 est aussi celle du trentième anniversaire de la mort de Marthe, occasion d’une intense activité de mémoire chez beaucoup. Tout au long de l’année, des conférences ont été et seront encore tenues, des célébrations d’anniversaire ont eu lieu, relayées par de nombreux médias. Le présent livre vient lui-même enrichir la liste des initiatives contribuant à la richesse de cette année jubilaire. Je crois pouvoir dire qu’il n’y a jamais eu une aussi importante visibilité de Marthe Robin, de l’OEuvre pour laquelle elle s’est tant engagée, des communautés qui se sont formées dans son sillage. Je suis également témoin qu’en même temps, grandissant depuis des années, une attention existe dans la population, une demande se fait entendre : « On veut savoir. » Un intérêt profond oriente les esprits vers l’accueil de tout ce qui aura été dit en ce jubilé… et vers l’ouvrage de François de Muizon luimême. Celui-ci a pu voir le jour parce qu’il existe un trésor à partager, le trésor des grâces dont Dieu a favorisé les Foyers de Charité et, à travers eux, les humains en recherche. Ce trésor a d’autant mieux pu s’inscrire dans les coeurs qu’il existe une attente, une faim, un désir profond d’accueil et de partage. Ce désir est largement ouvert à l’oeuvre que Dieu accomplit en notre temps – on pense à la « grande Pentecôte d’amour », à la beauté du « plan de Dieu », connaissable et stimulant, à la cohérence et à l’actualité de la retraite fondamentale organisée dans les Foyers, et à bien d’autres richesses que Marthe et le P. Finet nous ont transmis. Inversement, je rencontre peu d’intérêt pour les phénomènes corporels inexpliqués, les prétendues prédictions, les diableries de toutes sortes. Les gens vont à la source limpide. Ils désirent être introduits au mystère surnaturel que Marthe Robin a vécu et qu’elle a voulu partager. Le livre de François de Muizon est un morceau de choix dans ce partage. La multiplication des ouvrages interroge certes les esprits. En même temps, elle affirme, de son simple fait, que personne, semble-t-il, n’a écrit le livre dont la lecture satisfasse à tous les questionnements, réponde à toutes les interrogations, donne le mot ultime. Cet ouvrage le manifeste par sa simple existence. À l’heure actuelle, il reste trop de choses à dire, trop de matériaux à assembler, trop de questions à élucider pour conclure prématurément par un tout est dit. Cet état de choses n’est pas à interpréter comme une insuffisance des travaux qui ont paru jusqu’ici, comme si les auteurs avaient mal évalué l’ampleur de la matière ou comme s’ils avaient mal utilisé leurs sources. Par eux, nous connaissons beaucoup de choses sur Marthe Robin. Je dois même avouer que je n’ai pu tout lire, mais que j’ai apprécié ce que de nombreux ouvrages m’ont apporté. Si l’on décrit ce que Marthe Robin a dit et fait, sur la base de témoignages sûrs, on peut dire beaucoup de choses justes. Mais si l’on arrive à saisir ce que devient le P. Finet, par exemple, à partir du moment où il collabore à l’oeuvre de Dieu avec Marthe, la connaissance qu’on a de l’un et de l’autre se trouve puissamment enrichie. Notre connaissance de Marthe devient sensible à de nouvelles dimensions, tandis que notre connaissance du père s’en trouve, elle aussi, largement élargie et affinée, nuancée, précisée, humanisée… plus proche, plus attachante. Il en va de même de la famille de Marthe. Celle-ci n’est pas seulement présente derrière Marthe, comme en arrière-fond. Nous la percevons bien réellement, au travers des actes et décisions qui sont les siennes, face à leur fille, soeur, tante, nièce, parente qu’est Marthe, lorsque, face aux nécessités, la famille réagit. Marthe est toujours restée membre actif de sa famille. Elle n’est pas passée de la famille qu’elle aurait quittée au Foyer qu’elle aurait intégré. François de Muizon nous fait percevoir les nuances de l’appartenance de Marthe à sa famille, et donc de l’affection de Marthe, de la capacité d’appartenance de Marthe, capitale pour elle. La même chose peut encore être dite de la communauté du Foyer et plus tard des communautés de tous les Foyers, ainsi que des réseaux de relations qui se sont construites empiriquement entre les personnes, autour de Marthe et du P. Finet. L’auteur parle du « cercle ». Simple circuit de fonctionnement non institué et pourtant actif et influent, sans lequel on pourrait certes parler valablement du père et de Marthe. Mais si nous tenons compte de ce cercle, avec lequel Marthe et le père entre-agissent, bien des fonctionnements deviennent perceptibles. Nous voyons vivre nos fondateurs dans leur vie quotidienne, influencer et être influencés, dans le service commun de ce que Marthe nomme l’OEuvre, la grande oeuvre qui requiert tout son amour et son engagement. Il nous faut souligner l’importance de certains questionnements nouveaux dans cette biographie, en particulier la place de l’ascèse dans la vie de Marthe Robin. Le livre a aussi le mérite de situer cette vie dans l’éclairage de son époque – et de l’épopée – conciliaire. On ne soulignera jamais assez la correspondance de ce que le Saint-Esprit a fait vivre en Marthe Robin et que le même Saint-Esprit a fait vivre à l’Église en cette période, de 1962 à 1965. C’est aussi, à l’intérieur de la famille des Foyers de Charité, la période de tous les élans, de toutes les audaces. En tout cela, où Marthe est si active, ce livre nous fait percevoir en permanence la présence et le rôle du Père, comme on l’appelle au sein des Foyers. Or tout ce que nous pourrons découvrir du rôle du P. Finet est au bénéfice de notre connaissance de Marthe. Elle lui a vraiment fait confiance, elle s’est vraiment laissée conduire. La mort de Marthe, le 6 février 1981, nous a indiciblement surpris. Elle est en elle-même l’énigme absolue de la condition humaine. Elle devient plus énigmatique encore dans les circonstances où elle a eu lieu. Sans pouvoir livrer le dernier mot sur ces circonstances – qui concernent la cause de béatification –, l’ouvrage de François de Muizon a le mérite de tout mettre à plat, comme l’on dit, permettant de distinguer et de ne plus confondre question, secret, énigme, mystère.À ce propos – et à d’autres ! –, que n’a-t-on dit du diable ! Cette question aussi se trouve éclairée et mise à sa juste place par François de Muizon. Peut-on d’ailleurs penser la création sans l’influence de celui que l’Évangile selon saint Jean appelle « le Prince de ce monde » ? Après la mort de Marthe, dans sa succession, on a pu inventorier un certain nombre d’écrits, non publiés, de nature très différente. Sur eux aussi pèsent des questions, dont la solution conditionnera la lecture que nous pourrons faire de ces écrits. Le livre situe bien les questions qui se posent – François de Muizon est universitaire –, en même temps que le P. Michon – ancien professeur d’Écriture sainte – fait publier peu à peu des éditions critiques de ces écrits. D’autres ouvrages sont donc à attendre, que nous pouvons recevoir comme l’on saisirait un cadeau, d’autant plus un cadeau qui fait l’objet d’une présentation. C’est la qualité de présentation de la grâce faite à Marthe, au P. Finet, aux évêques qui les ont soutenus, aux communautés qu’ils ont engendrées dans la grâce de Dieu, aux retraitants innombrables du monde entier que je voudrais reconnaître à l’ouvrage de François de Muizon. En le lisant, on aimera mieux et plus ceux que nous avons suivis, eux-mêmes ayant suivi le Seigneur crucifié et glorifié. La présentation que voici n’est certes pas exhaustive, elle souligne cependant plusieurs points de grand intérêt. La nouveauté et la pertinence de cet ouvrage tiennent aussi dans le regard que nous sommes invités à élargir, à nuancer, à équilibrer, voire à rendre plus complet. Car l’intéressant n’est pas de mettre sur la table plus de choses, mais de voir plus de choses parce que l’on a de meilleurs yeux. Et l’on voit tellement mieux quand s’allume une lumière plus éclairante !Une nouvelle lumière, un nouveau regard : voilà ce qu’est ce livre. Père René Wolfram, fondateur du Foyer de Charité d’Alsace. ...

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