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Delaage Henri - Doctrines des sociétés secrètes


Auteur : Delaage Henri
Ouvrage : Doctrines des sociétés secrètes ou épreuves, régimes, esprit, instructions, mœurs des initiés aux différents grades des mystères d'Isis, de Mithra, des chevaliers du Temple, des carbonari et des francs-maçons
Année : 1852

Lien de téléchargement : Delaage_Henri_-_Doctrines_des_societes_secretes.zip

Nécessité de dévoiler les vérités cachées de l'initiation. Ces vérités que nous proclamons au milieu du conflit des intérêts et en présence de l’incroyance, nous les aurions proclamées avec joie sous la dent des bêtes du cirque et au milieu des flammes du bûcher. Dévoiler à un peuple enfant les vérités primordiales du monde avant que la main providentielle de la Religion l’ait jeté dans le creuset du culte pour s’y dépouiller sous l’influence bienfaisante de la civilisation des scories de l’état sauvage, c’est commettre un horrible forfait, c’est le crime que la tradition an-tique nous montre puni en la personne du prophète Prométhée cloué vivant à un rocher, la poitrine ouverte et le cœur saignant sous le bec furieux d’un vau-tour acharné sur cette proie immortelle. Les vents du ciel emportèrent par le monde les soupirs du martyr ; la mer, cette grande désolée redit à tous ses rivages l’écho plaintif de ses gémissements ; mais les dieux furent insensibles à cette immense douleur de la nature, et durant les longues heures des siècles tombant une à une dans l’éternité, livré aux tortures d’une agonie éternelle, l’imprudent qui avait commis le noble crime de trop aimer l’humanité tacha de son sang le rocher du Caucase. Mais quand un peuple, après avoir parcouru les différentes phases de la civilisation, se trouve en présence de la barbarie, cette mort qui frappe les nations caduques ; quand les symptômes de la décadence, qui sont l’indifférence en matière de religion, la vénalité en amour, la passion immodérée des honneurs, la fièvre de l’agiotage, apparaissent visible-ment dans les mœurs d’une société qui, déchirée par ses propres mains, se tord de douleur sur son lit de mort, ils sont bienvenus les pas de l’homme messager de la vérité, qui porte en ses mains bénies le flambeau divin de la tradition dont le feu sacré éclaire l’intelligence, enflamme le cœur et rend au sang stagnant dans les veines flétries la jeunesse, le mouvement et la vie. Homme de tradition, nous nous rattachons par toutes les fibres du cœur aux sublimes institutions du christianisme contre lesquelles protesta la réforme, que railla la philosophie qui ne se doutait pas, dans son ambitieuse ignorance, qu’émanciper un peuple de sang catholique, c’est tout simplement le délivrer de cette providence visible qui prenant l’enfant dès le berceau, de sa main divine guidait ses pas dans la voie lumineuse de la vérité, de la beauté et du bon-heur, pour ne le quitter qu’après avoir rendu son corps à la terre et son âme à Dieu. Homme de croyance, nous vivons du même cœur que la femme, cet être charmant dont l’organisme, doué d’une exquise délicatesse et d’une merveilleuse sensitivité, aspire par tous ses pores le souffle divin de la grâce qui fait vivre l’âme en y mettant un dieu ; la littérature, l’art et la poésie en ce siècle ont consacré leurs plus belles inspirations à cette douce et frêle créature ; les écrivains ont vanté la beauté de ses traits, la noblesse de ses formes, la tendresse onctueuse de son regard, la petitesse de son pied, l’aristocratique élégance de ses doigts effilés, enfin la puissance attractive et charmeresse de son sourire, gracieuse distension des lèvres qui entrouvre doucement sa bouche pour laisser briller dans leur écrin de pourpre les perles de ses dents ; mais nul tressaille-ment électrique de leur âme ne leur apprit que ce charme idéal et sans pareil qui auréole, pour ainsi dire, tout cet être d’une atmosphère d’enivrante ivresse, venait de ce que l’Esprit-Saint, chassé du cœur des hommes par le scepticisme, l’ambition et l’amour des richesses, s’était réfugié en elle, et qu’en conséquence, la grâce de Dieu l’éclairait de ses divines clartés : voilà pourquoi la femme est restée attachée au culte de ses ancêtres et agenouillée au pied des saints autels. Jadis quand les disciples reniaient pour leur maître Jésus couvert de sang, de boue et de crachats, les femmes ne l’abandonnèrent pas, car l’amour de Dieu, chassé du cœur des hommes par celui de l’argent ou le respect humain, reste toujours dans l’âme de la femme, qui, destinée à beaucoup souffrir en raison de sa délicate sensibilité, a besoin comme consolation de beaucoup aimer. ...

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