Auteur : Gaffarel Jacques
Ouvrage : Profonds mystères de la Cabale divine Abdita divinae Cabalae mysteria
Année : 1625

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Introduction. Le livre de Gaffarel : Abdita divinae Cabalae mysteria, dont notre ami benchesed vient de nous donner une excellente traduction, n’est pas seulement précieux par sa rareté insigne : il l’est encore et surtout par sa valeur instructive. On sait ce qu’était Gaffarel : né en 1601, en Provence, docteur en droit canon en 1626, il fut bibliothécaire du cardinal de Richelieu, puis aumônier du roi, et mourut abbé de Sigonce, dans le beau pays où il était né. On le connaît par ses Curiosités inouyes ; mais on ignore en général ses autres ouvrages mystiques : sa Paraphrase du psaume CXXXVI, son De Fine Mundi, traduction du traité cabalistique de Rabbi Elcha ben David (1629), son Index Codicum Pici Mirandulae, répertoire du Zohar (1661), son Nihil fere Nihil (1635), qui avec l’Abdita divinae Cabalae (1625) sont en effet des plaquettes introuvables et que peu de bibliothèques possèdent. Gaffarel joignait à l’érudition le désir de convaincre : on dit que le cardinal de Richelieu comptait sur lui pour l’aider à accomplir son rêve de la réunion des religions. Les Profonds Mystères de la divine Cabale contiennent-ils tous les trésors de la mystique hébraïque ? Non, certes, et ce n’était ni le but ni la prétention de l’auteur ; mais ce traité prépare à l’étude des textes sacrés, attire vers ces recherches les esprits encore ignorants de toute exégèse cabalistique en leur démontrant, d’une façon indiscutable, qu’il y a des mystères dans la « Thorah », qu’il existe une science de ces arcanes, que les voies de la Kabbale mènent aux portes du Ciel. Ce livre est donc écrit pour des profanes, contre les détracteurs de la Kabbale, pour justifier son existence et prouver sa valeur. Considéré à ce point de vue, il est admirablement fait, très conforme à son but. Il est à lire et à classer dans sa bibliothèque à côté des Philippe d’Aquin, des Reuchlin, des Pic de la Mirandole, parmi les anciens ; non loin de Drach, de Molitor, du Tarot de Papus, parmi les plus modernes. Préparé par la lecture de ces auteurs, l’étudiant pourra ensuite se permettre l’étude des textes eux-mêmes, du Sepher Ietzirah et du Zohar, tous deux traduits en français aujourd’hui : alors, s’il est appelé à la vie spirituelle, ces pages lui deviendront lumineuses. ...