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Gellion-Danglar Eugène - Les sémites et le sémitisme


Auteur : Gellion-Danglar Eugène
Ouvrage : Les sémites et le sémitisme Aux points de vue ethnographique, religieux et politique
Année : 1882

Lien de téléchargement : Gellion-Danglar_Eugene_-_Les_semites_et_le_semitisme.zip

Depuis quelque temps, la question du sémitisme fait un bruit énorme chez les Allemands et les divise en deux bandes acharnées l'une contre l'autre, les antisémites et les philosémites. En Russie, la lutte a pris tout de suite un caractère de violence sauvage, et présente l'odieux spectacle de pillages et de massacres que l'autorité est ou se dit impuissante, soit à prévenir, soit à réprimer. Il semble que le gouvernement russe veuille profiter de l'occasion pour donner le change au peuple sur le nihilisme. Il n'hésite pas, en effet, A accuser les nihilistes, qui ont, il en sait quelque chose, de tout autres préoccupations, d'être les auteurs des crimes commis contre tes personnes ou les propriétés des Israélites. La question se complique donc là d'éléments qui y sont véritablement étrangers, et qui se rattachent plus particulièrement aux choses de la politique intérieure de la Russie. Cette actualité d'outre-Rhin et d'ouIre-Vistule, si elle a pu rendre opportune la publication de ce livre, n'est assurément pour rien dans la pensée qui l'a inspiré et fait écrire. Nous en dirons autant des événements qui se produisent en ce moment dans notre colonie africaine et en Tunisie. Ces événements n'étaient pas nécessaires pour rappeler et fixer l'intérêt du public français sur la question des Sémites et du sémitisme, puisque la présence d'une nombreuse population sémitique en Algérie et tout autour d'elle donne a cette question une actualité, en quelque sorte, permanente. La plus grande partie des matériaux qui composent ce volume ont été réunis au Kaire, en Egypte, en plein pays de sémitisme, et de nombreux fragments en ont été publiés à Paris dans la libre Pensée et la Pensée Nouvelle, de janvier 1807 à avril 1868. On le présente aujourd'hui au public, après l'avoir, avec le plus grand soin, refondu, corrigé et complété. Il importe de bien distinguer le terrain de libre discussion, où se place l'auteur de ces pages, du terrain de persécution et d'esprit illibéral sur lequel le lourd pied germanique s'appesantit. L'Allemand de 1881 en est encore, comme ses ancêtres du Moyen Age, à courir sus aux Juifs. Il les obligerait encore volontiers à porter un vêtement spécial avec une rouelle d'étoffe jaune dans le dos. Gela ne mérite pas qu'on s'y arrête, et ce serait, d'ailleurs, complètement superflu. Si peu que l'on possède de notions anthropologiques, il suffit de jeter un rapide coup d’œil sur te faciès d'un homme pour voir ce que l'on doit attendre de lui dans la vie sociale, politique ou privée, et pour prendre ses précautions en conséquence, soit sur le terrain des intérêts particuliers, soit sur celui des intérêts généraux. L'esprit et le but de ce livre sont tout autres. "Que l'on ne s'y méprenne pas, ou plutôt que l'on ne feigne pas de s'y méprendre, est-il dit au chapitre vu : nous ne songeons à persécuter âme qui vive pour des idées. Nous laissons la persécution et l'intolérance à nos adversaires, qui en ont toujours largement usé. Il est simplement ici quc la liberté pour toutes." La pensée de notre œuvre est tout entière dans ces lignes. Dans le problème du sémitisme, la question religieuse se greffe sur la question de race. La question de race n'a pas, au temps où nous vivons, l'importance qu'elle a eue dans les siècles passés. La persécution, l'extermination de quelques Juifs, l'écrasement de ce qui reste du sémitisme mosaïque, ne délivreraient pas le monde de l'esprit et des doctrines sémitiques, du sémitisme nazaréen, le plus dangereux de tous, qui se manifeste encore aujourd'hui par le Gésù et le Vatican, par le cléricalisme catholique, apostolique et romain, et aussi, et avec autant d'âpreté, il ne faut pas le dissimuler, par le cléricalisme protestant des piétistes, des mômiers, etc... C'est donc le sémitisme nazaréen, quel qu'il soit; qu'il vienne de Rome, de Genève ou de Berlin, que nous devons prendre corps à corps, serrer fortement dans l'étreinte irrésistible de la logique, du sens commun et de la vérité, et rejeter flasque, vide et mort sur le sol. Nous avions l'honneur, l'année dernière, d'être préfet du département de l'Ain. Nous trouvant à Belley, le 5 mai, nous eûmes l'occasion d'adresser au conseil municipal et à la municipalité de cette ville épiscopale un discours dans lequel nous jugeâmes à propos de dire ceci : " La question religieuse, Messieurs, peut être considérée sous trois aspects. " Au point de vue de l'homme privé, du simple citoyen, c'est un droit et un devoir pour chacun d'affirmer sa croyance ou son incrédulité, d'y conformer sa conduite et de chercher a convertir à sa doctrine, quelle qu'elle soit, par la parole et par l'exemple, le plus grand nombre possible d'adeptes, sans enfreindre les prescriptions légales. " En présence de cette même question, la première préoccupation de l'homme politique doit être d'assurer la liberté de tous et le respect de la conscience de chacun. Cette liberté n'est pas moins sacrée, ce respect n'est pas moins obligatoire, qu'il s'agisse des différents cultes auxquels se rattache la foi ou l'habitude des citoyens, ou que l'on ail en vue les groupes ou les individualités qui cherchent uniquement dans la science, basée sur une étude approfondie et persévérante de la réalité des choses, la solution du problème cosmique et du problème moral. " Quant au fonctionnaire, sur le terrain religieux comme sur tous les autres, il n'a qu'un rôle à remplir, toujours le même : observer la loi et la faire impartialement observer par tout le monde. " Nous n'avons rien à renier de ce langage : fonctionnaire, nous avons toujours observé la loi et l'avons fait impartialement observer par tout le monde; homme politique, nous n'avons cessé, par la plume et par la parole, de combattre pour la liberté de toutes les consciences, pour le respect de toutes les croyances et de toutes les incrédulités, pour l'égalité contre toute espèce de privilège; citoyen, nous avons lutté et nous lutterons pour ce que nous estimons être le vrai et le bien contre ce que nous estimons être le faux et le mal, et pas une de nos actions n'a été en contradiction avec nos paroles et avec noire pensée. Cette harmonie entre la théorie que nous avons constamment soutenue et la pratique que nous avons non moins constamment suivie donne peut-être quelque autorité à nos écrits et aux idées que nous défendons dans l'humble mesure de nos forces. Nous osons espérer que le lecteur de ce livre y aura égard et nous en saura quelque gré. E. GELLION-DANGLAR. Paris, octobre 1881. ...

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