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Hamon Augustin Frédéric - L'agonie d'une société


Auteurs : Hamon Augustin Frédéric Adolphe - Bachot Georges
Ouvrage : L'agonie d'une société Histoire d'aujourd'hui
Année : 1889

Lien de téléchargement : Hamon_Augustin_Frederic_-_L_agonie_d_une_societe.zip

Il y a cent ans, dans notre beau pays de France, la Société noble tremblait sur sa base. La Bourgeoisie revendiquait hautement une place au soleil, pacifiquement d'abord, révolutionnairement ensuite. Cette bourgeoisie jouit donc du pouvoir depuis un siècle et depuis un siècle elle en a abusé. Egoïste elle a été, égoïste elle est restée, trompant le peuple par de belles paroles, faisant, défaisant ou refaisant les lois politiques, mais négligeant volontairement toutes les réformes sociales auxquelles elle aurait pu travailler. Dans ce milieu bourgeois, le Juif s'est alors introduit flattant les uns, insultant les autres, se servant de quelques-uns et volant tout le monde. Parti de rien, il arrive à tout dominer. Il a corrompu avec rapidité cette classe qui ne demandait qu'à l'être, parce que l'absence de moralité lui procurait de sérieux bénéfices. Si les bienfaits politiques de 89 ont dépassé les frontières françaises, les méfaits sociaux ne sont pas restés en arrière; et la Société bourgeoise des bords de la Tamise à ceux du Volga, des rives de la Seine à celle de la Néva, se rallie partout et toujours au même mot d'ordre : jouir, acquérir et s'enrichir; pour y arriver tous les moyens sont bons. Comme dans la première partie de ce siècle, comme aussi dans quelques-uns des siècles passés, l'homme, à l'époque actuelle, veut satisfaire à tout prix ses besoins et ses plaisirs. C'est le seul but vers lequel tendent tous ses efforts et la civilisation n'a fait qu'accroître la dureté de cette loi sauvage, la lutte pour l'existence. Plus le progrès industriel et scientifique fait de pas en avant, plus l'homme entre en possession de moyens perfectionnés pour fabriquer les objets nécessaires à la vie ou au luxe, plus la misère s'accroît, plus l'acuité de la lutte grandit, plus enfin le nombre de ceux qui profitent de ces inventions du génie humain est restreint. Cette nécessité de satisfaire des besoins, réels ou factices, naturels ou acquis, est ce que les sociologues actuels ont appelé l'Economique. C' est l'Economique qui, dans sa direction de l'Humanité, l'a fait évoluer depuis le commencement du monde jusqu'à nos jours. C'est cette nécessité qui, de l'Homme vivant seul ou par couple, a fait par modifications successives l'Homme actuel, vivant en de grandes associations où il se trouve toujours plus isolé que dans sa Tribu d'autrefois. A cette antique période de la tribu, tous étaient unis, car tous avaient besoin de l'être pour se défendre contre les attaques des animaux féroces et se procurer leur nourriture. La propriété était commune, les droits et les devoirs égaux. Lorsque est venue la propriété individuelle, primitivement vol fait à la tribu, accaparement d'un au détriment des autres, tout change, l'union disparait, la solidarité fait place à l'égoïsme qui invente l'héritage, de façon à augmenter peu à peu la différence sociale qui vient de naître et de créer des pauvres et des riches. Dans la suite des siècles, cette différence s'accentue sans cesse et nous assistons aujourd'hui à son plein épanouissement. L'individualisme a tout envahi ; l'Homme marche dans la vie, écrasant les faibles en les méprisant; luttant contre les forts ou se courbant devant eux; insouciant de 1' avenir et du présent des autres, qui ne le touche pas lorsque son moi est" satisfait. Bah ! fait-il, après moi la fin du monde! Ces gens volontairement aveugles passent sur la terre sans regarder autour d'eux, ne songeant qu'à jouir tranquillement de leurs biens plus ou moins mal acquis presque toujours. Ils sont heureux... donc tout le monde doit l'être. Mais, tandis que vous vivez somptueusement dans des hôtels, ou modestement dans de confortables appartements, il en est d'autres qui couchent dans la rue; tandis que vous mangez des mets recherchés ou des plats communs, d'autres mangent. du pain sec, d'autres encore ne mangent pas du tout! Qu'est-ce que cela leur fait à ces gens, plus' sauvages dans leur impudeur que les animaux du désert? Que les malheureux travaillent, disent-ils, s'ils trouvent de l'occupation, sans cela tant pis! au fond cela m'est égal; la fraternité, la solidarité, balançoires tout cela! moi je dors bien et je mange à mon goût ! Chaque jour, on peut entendre parler ainsi un bourgeois quelconque, craignant que la discussion des graves questions sociales ne vienne à troubler sa digestion. Parmi eux cependant, quelques-uns moins cyniques ou dont le sens moral 'est moins oblitéré, conviennent que vous avez raison, que la Société humaine est mal équilibrée, que la justice n'existe pas on fait, que la solidarité est un mot inconnu dans la vie journalière. Mais, se hâtent-ils d'ajouter, nous n'y pouvons rien; ni vous ni moi n'arriverons à changer quelque chose à ce qui existe ; cela a toujours été ainsi, cela est, donc cela sera toujours de même. Conclusion : Laissons cela et .vivons tranquillement sans nous occuper des malheureux moins favorisés que nous. Les hommes qui tiennent de pareils raisonnements seraient dignes d'être esclaves; ils courberaient la tête sous le fouet, parfaitement incapables qu'ils seraient de rien faire pour se libérer. · Les possédants actuels, mécontents qu'on vienne, une fois encore, étaler en public leurs ignominie11, nous accuseront les uns d'excitation à la Révolution, les autres de chantage, les troisièmes, peut-être, d'être payés par le général Boulanger; ils se tromperont tous. Premièrement, nous n'approuvons pas la Révolution, et pour transformer la société actuelle en la faisant reposer sur la solidarité et la justice, il suffirait d'une Evolution. Etant donné les influences ancestrales qui ont laissé dans notre cerveau un grand désir d'employer la force, il est probable que cette transformation sociale n'arrivera à s' opérer que révolutionnairement. Nous constatons simplement cette tendance sans l'approuver ni la blâmer. Secondement, nous ne voulons faire chanter personne, à moins que l'on ne partage l'opinion d'un jeune bourgeois de notre connaissance qui nous disait récemment : «Drumont, Chirac, etc., ont fait des œuvres de chantage, puisque leurs livres se vendent et leur font gagner de l'argent! ! » Troisièmement, nous ne sommes payés par aucun parti, mais nous pensons que le mouvement politique boulangiste qui a envahi notre pays est un indice certain de l’écœurement du peuple et de l'approche d'une rénovation sociale, en un mot de l'enfantement d'une nouvelle organisation que nous décrirons peut-être un jour dans un autre volume « La Naissance d'une Société». En écrivant ce livre, nous avons voulu lutter contre le farniente des jouisseurs bourgeois et aider au réveil de l'esprit de justice qui sommeille au fond de tout cerveau aryen. Nous avons voulu étaler une fois de plus, après nos devanciers, la richesse des uns et la misère des autres. Nous avons voulu montrer à tous le mal qui s'étend rapidement et qui gangrène toute la société actuelle, tant latine que slave ou germaine, et nous espérons l'avoir fait avec impartialité, sans haine et sans défaillance. Nous avons décrit la Société telle que nous la voyons, avec ses iniquités sans nombre. Nous voulons. dans la mesure de nos moyens, porter un coup de plus aux financiers, aux possédants, aux exploiteurs juifs ou judaïsants. Après tant d'autres sociologues et socialistes, nous entrons à notre tour dans l'arène, espérant que d'autres de notre génération nous suivront pour nous aider à semer, au milieu du peuple et de l'humanité, le mépris et le dégoût de tous les accapareurs qui répandent la misère autour d'eux, de tous ces dirigeants qui consciemment ou inconsciemment sont les plats valets de cette juiverie qui enserre la race aryenne d'un bout du monde à l'autre, en Russie comme en France, en Italie comme en Angleterre. A. HAMON et G. BACHOT. ...

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