Auteur : Koechlin De Bizemont Dorothée-Marguerite
Ouvrage : L'Univers d'Edgar Cayce Tome 2 Les révélations du plus grand médium américain De nouvelles méthodes de guérison : La prière et l'imposition des mains L'Apocalypse comme outil thérapeutique Le Karma des peuples de langue française
Année : 1987

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Introduction. Depuis plusieurs mois, j’entends intérieurement la voix de Cayce qui me demande de traduire davantage de ses textes. On en a besoin, me dit-il, et tu dois t’y remettre maintenant. Je renâcle, je cherche toutes les occasions de fuir ma table de travail ; je me trouve des choses bien plus urgentes à faire ailleurs. C’est qu’il ne s’agit pas d’une traduction ordinaire. Bien sûr, je suis capable de traduire de l’anglais d’une façon normale, étant bilingue depuis l’enfance. Mais j’ai fait, depuis, l’expérience d’une traduction « dictée » directement en français par une voix de l’autre monde, celle de l’auteur décédé. Expérience extraordinaire, qui est une forme de transe médiumnique. Cela m’est arrivé, d’abord, avec cet auteur exceptionnel qu’était Gina Cerminara. Je l'avais rencontrée - en chair et en os - à Virginia Beach. Elle m’avait remis le manuscrit de Many Lives, many Loves, qui faisait suite à l’excellent Many Mansions1. J’acceptai de le traduire en français et rentrai à Paris. Au cours de l’été, j’appris qu’elle venait de mourir. Or, fait étrange, à partir de ce jour-là, ma traduction commença à filer à toute allure. Elle m’échappait malgré moi. Je m'asseyais devant ma machine à écrire, et j’entendais la voix claire de Gina qui me dictait des phrases en français, dans une langue impeccable et sans anglicismes. De son vivant, Gina était une femme cultivée qui avait des notions de français. Mais là, c’était plus que des « notions » : c’était une vraie traduction de professionnel, une merveille d’élégance et de précision. Quand je relisais la page tapée, je me disais : « Ce n’est pas possible, ce n’est pas moi qui ai écrit cela... Je ne suis pas capable de faire si bien et si vite. » Oui, c’était «elle». Mais Gina n’était pas n’importe qui: c’était une grande amie d’Edgar Cayce. Je réussis à finir la traduction en un temps record : un mois à peine. Elle parut chez Adyar sous le titre : De nombreuses vies, de nombreuses amours. Ensuite, dans les mois qui suivirent, je retournai à Virginia Beach pour traduire encore d'autres textes, de Cayce cette fois. Et là, le phénomène recommença : une voix me dictait ce que je devais écrire. J’avais raconté dans L'Astrologie karmique2 comment j’avais écrit ce livre en collaboration avec un « mort », mon père. Cette fois, c’était une autre voix masculine, avec un timbre différent: celle d’Edgar Cayce. Inutile de dire qu'une traduction « dictée » de façon médiumnique va plus vite qu’une traduction ordinaire. Elle est meilleure, bien plus fidèle à la pensée de l'auteur et en bon français ! (Heureusement, parce que les textes de Cayce désespèrent les spécialistes par leur style filandreux... Cher Edgar, merci !) « Et comment savez-vous que c’est lui qui vous a parlé ? » me demandent les sceptiques. Tout médium professionnel vous répondra qu’il re-connaît la voix d’une entité qui lui parle dans son oreille intérieure. C’est mon cas, et je distingue très bien ces voix, sans quoi je n’aurais pas exercé le métier (périlleux) de « voyante », plus exactement de « clairaudiente » - comme dit Allan Kardec pour désigner les channels, qui « entendent » en même temps qu’ils «voient». (Cf. l’excellent livre d’Érik Pigani, Channels, les médiums du Nouvel Age3, qui aidera le lecteur à mieux comprendre ces phénomènes.) Channel est le terme anglais employé par Edgar Cayce pour désigner le voyant. Signifiant « canal » (même sens que le latin medium : moyen), il rend bien compte du phénomène où le voyant est utilisé comme outil de transmission, comme voie de communication. L’Homme est vu comme un « canal » entre les Forces Cosmiques et la Terre : les énergies circulent de haut en bas et de bas en haut le long de son axe, constitué par l’étagement vertical des glandes endocrines. C’est ce que nous allons voir dans ce livre. ...