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Le Moal Claude - La Véritable Histoire d’Adam & Ève enfin dévoilée


Auteur : Le Moal Claude
Ouvrage : La Véritable Histoire d’Adam & Ève enfin dévoilée Tome 1 et 2
Année : 2005

Lien de téléchargement : Le_Moal_Claude_-_La_Veritable_Histoire_d_Adam_et_Eve_enfin_devoilee.zip

Avant-Propos. C’est toujours comme cela en matière de recherche, un jour on trouve par hasard ce que l’on ne cherchait pas, ce que d’autres s’évertuent à chercher avec acharnement et application. Pour dire le vrai, les Tables de la Loi de Moïse étaient la cadette de mes préoccupations. J’en connaissais, comme tout le monde, l’histoire plus ou moins légendaire, et si j’en crois Hollywood, assez délirante. Moïse reçoit ces Tables de la Loi de Dieu Lui-même, et les transmet au peuple choisi pour en assurer la garde, mais voyant que ce peuple n’était pas digne d’un tel hommage, Moïse, dans un premier temps, casse ces Tables, avant d’aller en chercher une nouvelle copie auprès de son auteur. Ledit peuple, dont l’ignorance manifeste ne permettait pas d’apprécier la valeur du fabuleux trésor qui lui était confié pour en être le digne gardien, s’empresse, après moult pérégrinations, de perdre ces précieuses Tables de la Loi, l’Arche d’alliance et Menorah incluses. Depuis, une partie de l’humanité cherche cet inestimable trésor, tandis que l’autre a fini par s’en foutre complètement, mais pour ceux qui veulent connaître l’histoire romancée, qu’ils ouvrent la Bible, version ancien Testament, paraît-il qu’il y aurait du vrai... En ce qui me concerne, et de là où je me tiens spirituellement, il n’était nullement évident, que j’aie un jour un quelconque lien, direct ou indirect, avec ces fameuses Tables de la Loi, n’étant pas membre du peuple choisi pour sa garde, ni d’ailleurs un sympathisant de ce recueil d’inepties tel qu’il m’a été donné d’en lire de larges extraits dans les traductions Bibliques, dont la prétention n’est rien moins, que d’être le reflet exact de la Parole Divine… Je n’invente rien, c’est juste une référence au Concile de Trente. Je ne sais pas si vous avez pris la peine de lire attentivement la Genèse Biblique, ou s’il vous en reste des bribes en mémoire, mais je vous invite à le faire, même de façon limitée, et il m’étonnerait fort que l’indigence du texte, enfin, de sa pseudo fidèle traduction, sa puérilité et sa médiocrité tant littéraire que romanesque, ne viennent pas à bout de votre meilleure bonne volonté ou de votre pire insomnie. Souvent il m’est arrivé de penser en lisant cette Genèse : si c’est là, la transcription des Tables de la Loi, est-ce une mauvaise chose qu’elles se soient perdues… Peut-être même l’effet d’une volonté Divine, si, comme j’en suis convaincu, il n’y a pas de hasard ou de coïncidence, allez savoir … En tout cas, pour ce qui me concerne, j’avais depuis longtemps accepté cette perte, et ne considérais pas l’utilité d’aller à la quête de l’Arche perdue, trésor qui, dans mon esprit, appartenait de plein droit à ce fameux peuple choisi, et qui d’ailleurs en revendique bruyamment la propriété ; preuve s’il en est encore besoin du dévoiement qu’il en a fait… Mais voilà, la destinée et la Divine Providence gouvernent, et sans que je m’en préoccupe le moins du monde, mes multiples randonnées sur les chemins de l’ésotérisme et de la spiritualité (sans aucun lien avec une quelconque religion ou secte), ont guidé mes pas sur les voies hermétiques, celles des Alchimistes et des adeptes de ce cher et vieil Hermès, où la langue usuelle est celle des cabalistes et des analogistes, langue qui, à force de pratique, finit par devenir un seconde nature. L’Analogie, le langage des dieux, celui de la symbolique universelle, qui est correspondance mais pas identité, clé de la célèbre et de l’incontournable Table d’Emeraude, ainsi que des arcanes du livre de Thoth, est nécessairement le langage de la Sapience des Alchimistes. Grâce à ce langage il peuvent décrire sous l’aspect d’une réalité matérielle, un univers immatériel accessible uniquement par similarité. Cette pratique de discernement entre le langage profane, et celui ésotérique, m’a inévitablement mené sur les voies des antiques sagesses et écoles de mystères, et donc de la plus incontournable de toutes, car elle en est le Temple mère, je veux parler de celle de l’ancienne Egypte. Loin de moi l’idée de vous détailler ce long cheminement qui fut le mien avant ma découverte ; si un égyptologue vous expliquait son labeur et ses fouilles nombreuses et souvent infructueuses, avant de parvenir à ses découvertes, vous trouveriez cela passablement ennuyeux, et ça l’est. Aussi j’entrerai directement dans le vif du sujet : L’Egypte a une Science ontologique qui remonte à un passé si lointain qu’il n’est pas possible d’en donner exactement la durée. Et plus nous remontons dans l’histoire, plus nous découvrons, non pas des civilisations sous développées, mais au contraire des civilisations hautement développées. Comme l’avait d’ailleurs constaté Champollion, lorsqu’il indiquait que, plus il remontait dans le temps de l’ancienne Egypte, plus il avait à faire à des civilisations sophistiquées, comme si, disait-il, la civilisation Egyptienne n’était qu’une lente et continuelle dégénérescence; ce qu’elle a indiscutablement été comme l’histoire le démontre. La tradition des hautes Connaissances spirituelles et mystiques, était en Egypte entre les mains de collèges de grands Hiérophantes, qui en préservaient la pureté et la transmission, en cherchant continuellement dans la population, les individus, toutes classes confondues, susceptibles d’être formés et initiés à la plus grande de toutes les sciences, la Sapience. Ce collège de sages était celui qui avait les plus hautes fonctions dans la société, puisqu’il formait les Pharaons, et que ces derniers devaient en faire partie. Le Pharaon devant symboliser l’osmose parfaite entre le visible et l’invisible, la matière et l’esprit, le mortel et l’immortel, il était la manifestation représentant la divinité humaine sur terre, qui conquiert en même temps sa divinité céleste. Et c’est dans cette juste perspective que le Pharaon était légitimement considéré comme un dieu incarné. Le Pharaon était le personnage le plus puissant de la société Egyptienne, mais il avait au-dessus de lui, non pas un personnage, mais ce fameux et discret collège de sages, gardiens du Temple sacré, des trésors spirituels intemporels sur lesquels reposaient la culture et la tradition fondatrices de cette extraordinaire civilisation. Comme nous l’avons vu, la dégénérescence fut lente mais inéluctable; elle se caractérise toujours, dans toutes les traditions, par une profanation de ces richesses spirituelles. Petit à petit le sens sacré ésotérique, qui seul en révèle les fabuleux mystères, se vulgarise, pour être repris par les incultes dans un ensemble de rituels sans âme ni esprit, et sous forme d’idolâtrie grossière et de fêtes populaires vulgaires. La Grande Fraternité, qui de tout temps, s’est donné pour mission la sauvegarde et la transmission des Connaissances sacrées, constatant, après plusieurs millénaires, la dérive dangereuse de la société Egyptienne sur la voie de cette profanation, a essayé d’en ralentir les effets, espérant peut-être parvenir à un rétablissement des valeurs fondatrices. Ce travail colossal a débuté, de façon occulte, sous Touthmôsis III, il s’est poursuivi avec Aménophis III et la reine Tiy, pour aboutir à sa forme exotérique avec le célèbre Pharaon Amenhotep IV connu sous le nom d’Akhénaton. Cette tentative de restauration, dans la pureté des principes originels ayant échoué, les grands Hiérophantes, qui avaient la connaissance - que nous sommes loin d’avoir égalée encore à ce jour -, de la prédiction juste des cycles d’évolutions et d’involutions des civilisations, ont su après cet échec, que ce qui faisait la spécificité de la civilisation Egyptienne étant définitivement corrompu, elle ne pouvait que dépérir et disparaître. Leurs prévisions, - car il est incontestable qu’il s’agit bien de cela -, s’étant depuis avérées parfaitement justes, tant dans les causes que dans les effets, voilà qui nous indique l’un des aspects des pouvoirs de ces grands Hiérophantes. Constatant ce fait inéluctable, ces grands Hiérophantes qui, je le rappelle, avaient préalablement oeuvré sur plusieurs générations pour tenter de restaurer cette civilisation, ont donc décidé, suivant un schéma qu’il serait trop long et hors sujet d’expliquer ici, de remplir leur mission sacrée en protégeant ces Divines Connaissances, afin qu’elles parviennent aux futures générations, lorsque la civilisation, qui devait plonger dans l’âge noir dit l’âge de fer, en sortirait et pourrait enfin récupérer ces Connaissance sacrées. A cette époque donc, de l’expérience malheureuse d’Akhénaton, ces grands Hiérophantes ont décidé de faire sortir ce « Peuple » (civilisation en contingence d’être, qui découle des richesses ontologiques non profanées) d’Egypte ; ils organisèrent ce qu’une tradition profane inculte nous a transmis sous la légende de « l’Exode ». Cette sortie d’Egypte devait avoir pour objectif d’une part de restaurer la pureté originelle de cette Sapience universelle, et d’autre part, de ne pas permettre à ceux qui en seraient les gardiens rustiques, de la profaner à nouveau par l’ignorance dans laquelle ils étaient, ce qui obligeait à transmettre ces Connaissances sous une forme extrêmement voilée. Enfin, ces Connaissances voilées devaient pouvoir, à la fin de l’âge de fer, qui se situait astrologiquement à l’avènement de l’ère du Verseau -, être à nouveau décryptées et dévoilées, par ces nouvelles générations. Pour permettre la réalisation de cet objectif, ces grands Hiérophantes qui, je le rappelle, avaient une vision historique extrêmement vaste, tant dans le passé que dans le futur, ont utilisé plusieurs clés . L’une consistait à graver abondamment dans la pierre des monuments d’Egypte, une histoire et un langage, qui, quels que soient les aléas de l’histoire, ne pouvaient que nous parvenir. Et si nous considérons le nombre incroyable de monuments qu’il reste encore à découvrir, cette précaution s’étale sur plusieurs générations, voire plusieurs civilisations. Une autre clé est dans la réalisation d’une langue nouvelle, qui, reprenant de façon cursive les principes de l’écriture hiéroglyphique, renfermerait les trois aspects de cette ancestrale écriture, que sont : le Parlant, le Signifiant et le Cachant. Enfin il fut confié au vice le soin de recevoir l’une de ces clés sous la forme d’un jeu de cartes dont le nom même est un symbole analogique à savoir : le Tarot. Les sages considéraient en effet que si des clés étaient confiées au vice, elles avaient plus de chance de se transmettre durablement que si elles étaient confiées à la vertu, preuve s’il en est encore besoin, de leur immense sagesse… Celui qui fut désigné pour transmettre cette langue, ainsi que les enseignements sacrés, est connu dans l’histoire sous le nom de Moïse. Historiquement il est intéressant de savoir que rien n’atteste que ce personnage ait réellement existé; personnellement, je pense qu’il est à considérer comme Hermès Trismégiste, Bouddha, Zoroastre, Orphée, Dionysos, Osiris, Odin, Jésus et tant d’autres. Hermès Trismégiste aurait écrit, selon la légende, plus de 50.000 ouvrages. Si nous admettons qu’il en ait écrit un par mois pendant 100 ans, cela ne ferait que 1.200 ouvrages, nous pouvons constater que nous sommes très loin du compte, et même si nous le faisons vivre comme Mathusalem 1000 ans, nous ne parvenons pas à plus de 12.000 ouvrages. Ce qui paraît invraisemblable pour une seule personne, est parfaitement possible si nous admettons qu’Hermès Trismégiste est le nom donné à un collège de sages, qui assure par le nombre et sa pérennité, la possibilité de réaliser ce grand nombre d’ouvrages qu’on prête à ce seul personnage ; d’autant qu’il est conforme à la tradition de cette époque, qu’un membre d’une école ou d’un collège ne signait jamais de son nom, mais du nom de l’école ou du collège auquel il appartenait; tradition qui s’est perdue lorsque la connaissance est passée par le truchement des Grecs qui, eux, en faisaient un lucratif commerce. Cette langue nouvelle transmise par ce collège de Hiérophantes que nous connaissons sous le vocable de Moïse, est bien évidemment la langue hébraïque. Contrairement à une idée fortement suggérée depuis des siècles, l’hébreu n’est pas une langue qui remonte au déluge, et encore moins à Adam & Eve, elle n’existait pas avant l’échec d’Akhénaton, et il n’existe d’ailleurs aucun document hébraïque authentique remontant jusqu’à cette époque. La langue hébraïque est une langue jeune, et qui a été créée et transmise à un peuple nomade, uniquement pour qu’il reçoive, sans le comprendre, - n’ayant ni l’érudition nécessaire, ni l’élévation spirituelle le lui permettant -, un enseignement voilé, avec pour mission d’en conserver strictement la forme originelle. Et comme il n’était pas possible de dire et faire comprendre, à ce peuple inculte et rustique tant dans ses mœurs que dans ses traditions, les raisons de cette démarche, il a été constitué une tradition cultuelle autour de ce langage et de ces textes, avec les peurs, malédictions et menaces diaboliques, telles qu’on en donne aux jeunes enfants pour qu’ils ne fassent pas certaines bêtises, que leur nature déraisonnable et inculte pourrait les pousser à faire. Ainsi, lorsque l’on part à la recherche des origines de l’humanité, nos origines, après avoir rapidement épuisé les inepties scolaires, académiques et historiquement correctes, qui font remonter notre civilisation à la Grèce, alors qu’elle n’en est, cette Grèce, que sa dégénérescence la plus aboutie, on en arrive forcément aux chercheurs indépendants et courageux, qui ont su briser les chaînes d’une tradition culturelle sclérosante. La Bible en est le passage incontournable, comme les Védas pour les Hindous, même si rapidement les traductions, interpolations, et tripatouillages rendent sa lecture indigeste autant que délirante. C’est en cherchant ce qui avait bien pu servir comme référence et modèle à cette Bible, et que des siècles d’inquisition et d’obscurantisme volontaires avaient tenté de dissimuler à la connaissance publique, que j’ai croisé, outre les routes d’H.P. Blavatsky, Henri Corneille Agrippa, Louis Claude Vincent, Henri Durville, Saint Yves d’Alveydre, Isha Schwaller de Lubicz et son mari, Martines de Pasqualy, Dom Antoine-Joseph Pernety et tant d’autres alchimistes, celle du génial Fabre d’Olivet et son Histoire philosophique du genre humain. Curieuse anecdote concernant Fabre d’Olivet: dans un petit ouvrage manuscrit, Théodoxie Universelle, ce dernier explique qu’en cherchant à réunir documents et informations, pour écrire son Histoire philosophique du genre humain, Editions Traditionnelles 1989, il s’est trouvé confronté aux difficultés d’une traduction Biblique discutable et scabreuse, et que c’est très fortuitement qu’en voulant retrouver le sens ancien et originel de la langue hébraïque, afin de confronter ce sens avec les traductions modernes (des Septante) il a été, à son corps défendant, amené à reconstituer complètement cette langue dans sa tradition historique qui s’était perdue ; travail admirable que nous retrouvons dans son oeuvre magistrale qu’est : La Langue Hébraïque reconstituée, Editions l’âge de l’homme. Après avoir reconstitué cette langue dans sa version originelle, avec ses racines Egyptiennes et ses sens Parlant, Signifiant et Cachant, conformes à la langue Hiéroglyphique, Fabre d’Olivet pour démontrer la pertinence de sa reconstitution, a donc traduit les 10 premiers chapitres du Sépher de Moïse, qui ont servi à établir la Genèse Biblique. Ce long travail nous a dégagé de sa coque d’ignorance, l’un des textes les plus lumineux et les plus prestigieux de la Connaissance universelle. C’est guidé par les voies de la Providence que Fabre d’Olivet a dégagé le Sépher de Moïse; l’importance de sa tâche est incommensurable, elle a été longue et difficile, et il signale à maintes reprises dans cet ouvrage : La Langue hébraïque reconstituée, qu’il ne peut pas apporter les commentaires qui auraient éclairé sa traduction décryptée, car l’importance de l’oeuvre aurait surchargé un travail déjà conséquent. Non qu’il n’en fût pas capable; probablement d’ailleurs qu’il l’a fait pour son compte personnel, car les multiples allusions qu’il fait tout au long de son ouvrage me font croire qu’ayant perçu les extraordinaires lumières des Tables de la Loi décryptées, il n’a pas pu ne pas en approfondir les inestimables richesses. Ayant eu à mon tour, très fortuitement, cet ouvrage entre les mains, j’ai immédiatement compris que le travail de Fabre d’Olivet n’était rien de moins que la restitution de ces fameuses Tables de la Loi, originelles, qui étaient réputées perdues. Il ne s’agit pas bien évidemment, des Tables de Pierre, comme la tradition populaire les imagine, mais bien davantage des enseignements qui sont la quintessence de la Connaissance, la fameuse Pierre philosophale des alchimistes (tradition hermétique qui plonge ses racines dans l’ancienne Egypte), ou plus simplement, des enseignements abondamment gravés dans la pierre d’un nombre incroyable de monuments. Et ce qui était perdu, n’était pas un objet en lui-même, mais bel et bien le sens Cachant qui voile cet enseignement aux foules profanes et incultes depuis des millénaires. Et par là, nous en revenons à l’échec du Pharaon Akhénaton: les foules grossières et incultes ayant profané les Connaissances ontologiques originelles, elles ont sombrées, et leur civilisation avec, dans l’idolâtrie du culte du Veau d’Or, que nous retrouvons dans l’histoire Biblique. Sachant qu’il n’était plus possible d’en restaurer la pureté, les grands Hiérophantes n’attendaient plus rien des peuples de leur époque, ni des générations à venir et ce, pour une longue période. Il fallait donc permettre à cet enseignement de traverser le déclin inéluctable, la mort programmée de la civilisation Egyptienne et du chaos qui règne, lorsque les peuples se retrouvent sans bases ontologiques et mystiques élevées, période pendant laquelle, la barbarie se manifeste invariablement par la destruction systématique des sciences et connaissances antérieures. L’histoire montre, que depuis l’échec d’Akhénaton, c’est hélas ce qui est advenu. Le processus employé, est d’ailleurs d’une redoutable intelligence, il ne consiste pas à avoir enterré des ouvrages à un endroit donné, mais à faire véhiculer par un peuple, de générations en générations, un texte qui doit rester immuable dans sa rédaction. Sa référence à une origine divine, devait servir de base ontologique à ce peuple, et le truchement de ce texte devait être la figure emblématique et symbolique qui est à la base de toute révélation. Moïse est réputé être un grand Prêtre du Temple de l’ancienne Egypte et nous retrouvons dans l’Isis dévoilée d’H.P. Blavatsky, Editions Adyar, cette magnifique interprétation ésotérique de la figure de Moïse : « Moïse était un célèbre pratiquant de la Science hermétique. Si nous tenons compte qu'on fait échapper Moïse (Asarsiph) au Pays de Madian, et qu'il s'assit "près d'un puits", (Exode II) nous en déduisons ce qui suit : Le "Puits" jouait un rôle prépondérant dans les Mystères des fêtes bacchiques. II a la même signification dans le langage sacerdotal de tous les peuples. Un puits est "la source du salut" mentionnée dans Esaïe (XII, 3). Dans son sens spirituel, l'eau constitue le principe mâle. Par son rapport physique dans l'allégorie de la création, l'eau est le chaos, et le chaos est le principe féminin vivifié par l'Esprit de Dieu – le principe mâle. Dans la Cabale, Zachar signifie mâle, et le Jourdain était appelé Zachar (Universal History, vol. II, p. 429). Il est à noter que le père de Jean-Baptiste, le prophète du Jourdain – Zacchar – portait le nom de Zachar-ias. Un des noms de Bacchus est Zagreus. La cérémonie d'asperger d'eau le sanctuaire, était sacrée dans les rites Osiriens, de même que dans les institutions mosaïques. Il est dit dans le Mishna "tu demeureras à Succa, et tu verseras de l'eau pendant sept jours, et les tuyaux pendant six jours" (Mishna succah, p. I). "Prends de la terre vierge… et pétris la poussière avec de l'EAU vivante, commande le Sohar (Introduction au Sohar ; Kabbala Denudata, II, pp. 220-221). Cornelius Agrippe, fait la citation suivante : Seule "la terre et l'eau, suivant Moïse, sont capables de donner naissance à une âme vivante". L'eau de Bacchus était supposée donner le saint Pneuma à l'initié ; et chez les chrétiens, elle lave tous les péchés dans le baptême par le pouvoir du Saint-Esprit. Dans son sens cabalistique, le "puits" est l'emblème mystérieux de la Doctrine Secrète. "Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive", dit Jésus (Jean, VII, 37). Il est par conséquent parfaitement naturel de représenter Moïse, l'adepte, assis auprès d'un puits. Les sept filles du prêtre Hénite de Madian, qui venaient puiser de l'eau pour remplir les auges et abreuver le troupeau de leur père, s'approchent de lui. Nous retrouvons ici le nombre sept, le nombre mystique. Dans l'allégorie ci-dessus, les filles représentent les sept pouvoirs occultes. "Les bergers arrivèrent et les chassèrent (les sept filles). Alors Moïse se leva, prit leur défense et fit boire leur troupeau". Suivant quelques interprètes cabalistes, les bergers représenteraient les sept "Stellaires mal disposés" des Nazaréens ; car dans l'ancien texte samaritain, le nombre de ces bergers est également de sept (voyez les ouvrages cabalistiques). Moïse ayant conquis les sept Puissances mauvaises, et gagné l'amitié des sept pouvoirs occultes bienfaisants, demeura chez Réuel, le prêtre de Madian, qui invita "l'Egyptien" à prendre de la nourriture, c'est-à-dire à s'assimiler sa sagesse. Suivant la Bible les anciens de Madian étaient connus comme de grands prophètes et devins. Enfin Réuel, ou Jethro, l'initiateur et l'instructeur de Moïse lui donne sa fille en mariage. Cette fille c'est Zipporah, c'est-à-dire la Sagesse ésotérique, la brillante lumière de la connaissance, car Siprah signifie le brillant ou "le resplendissant du mot "Sapar", briller. Sippara, en Chaldée, était la cité du "soleil". C'est ainsi que Moïse fut initié par le Madianite, ou plutôt le Kénite, et de là l'allégorie biblique ». Moïse est donc le trope, suivant en cela le principe des Tables de la Loi, que nous retrouverons si souvent au travers du nom, qui symbolise une fonction. La tradition prétend que cela signifie : sauvé des eaux, et si nous nous référons au déluge que représente la fin d’une civilisation, nul doute que le sens ésotérique soit en rapport avec cette interprétation. Martines de Pasqually dans son Traité de la réintégration nous donne comme traduction pour Moïse = « Flottant sur les eaux », mais si nous nous fions aux hiérogrammes hébraïques qui composent son nom, nous avons : Mem - Shine – Hé, dont la racine nous donne, suivant Fabre d’Olivet : « De la racine du signe de l’activité extérieure à celui du mouvement relatif, ou par contraction, naît une racine dont l’objet est d’exprimer tout ce qui se meut d’un mouvement contractile, se retire en soi et se met en masse. Toute chose palpable comme la récolte, la moisson ». Moïse, symbole de la moisson des connaissances avant que cette récolte ne se perde… Plus parlant encore, si nous utilisons une des clés que sont les lames du livre de Thoth, dont nous constaterons la parenté directe indiscutable avec les Tables de la Loi, nous obtenons : Le 13 la Mort, le 0 le Fou et le 5 le Pape, pour une réduction théosophique de 9 l’Ermite, ce que nous pourrions traduire de la façon suivante pour le nom symbolique de Moïse : « Le cycle du grand transformateur universel de vie et de mort des forces du destin plongeant dans le chaos pour renaître en quintessence de l’intelligence universelle au travers du sage qui aura su se taire par prudence en vue de conserver les secrets de la Pierre philosophale ». Et les secrets sont bien ceux que contiennent les Tables de la Loi, et que rien ne peut égaler en quintessence, comme vous pourrez le constater, si vous savez vous en rendre dignes. Auparavant, je vous invite à une petite chevauchée cabbalistique préliminaire, car il faut que vous compreniez que les enseignements des Tables de la Loi exigent, pour être accessibles, des facultés intellectuelles et spirituelles, qui se trouvent en partie atrophiées par la culture et la mentalité occidentale raisonneuses et matérialistes, est-ce voulu ?…Personnellement j’en suis convaincu et ce, pour éviter une nouvelle profanation par les adorateurs du veau d’or. Principe que nous retrouvons énoncé dans l’Evangile de Matthieu : « 7.6 Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent. 7.7 Demandez, et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira. 7.8 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe. » Afin d’en permettre la découverte au plus grand nombre qui en fera l’effort nécessaire, je me suis efforcé de tenir compte de ces limites culturelles et cultuelles imposées par cette tradition, et de fournir les moyens pour les dépasser, sans avoir à refaire l’immense et long chemin qui fut le mien pour y parvenir. Rendre le plus simple et le plus accessible possible ce qui est infiniment complexe. Vous allez entrer dans un enseignement qui remonte probablement à la nuit des temps ; il est celui qui est à l’origine de la longue et fastueuse civilisation Egyptienne, qui s’est nourrie probablement de l’Atlantéenne, dont les mystères ont servi de bases initiatiques, tant aux Grecs et à leur admirable tradition Orphique, qu’aux Chaldéens, Hébreux, et par voie de conséquence et de dégénérescences successives, à notre civilisation Judéo-Chrétienne. Les étranges similitudes qu’il y a entre toutes les grandes traditions, Hindoues, Chinoises, Babyloniennes, Sumériennes, Celtiques, Nordiques et Amérindiennes, ont pour origines ces Tables de la Loi, qui sont appelées différemment, mais qui contiennent un enseignement si proche et intemporel, qu’il est difficile de ne pas y voir une source commune. Ne croyez surtout pas qu’il s’agit de quelque chose de dépassé, de suranné, d’obsolète, vous découvrirez que rien aujourd’hui ne peut encore égaler en puissance, en actualité et en profondeur, les richesses, la cohérence et la transcendance de ces Tables de la Loi. Si comme je vous le souhaite, vous en pénétrez la signification profonde, vous n’aurez rien de moins que l’ouverture de votre propre temple intérieur. J’ai la faiblesse de croire, que les Révélations que contiennent ces Tables de la Loi, sont celles qui annoncent l’ère du Verseau, celui qui devra terminer l’âge de fer dans lequel nous sommes encore. A l’appui de cette conviction, cette citation des paroles du Christ dans l’Evangile de Matthieu : « 5.17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. 5.18 Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. 5.19 Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. 5.20 Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux ». ...

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