Auteur : Le Scouëzec Heol Loïc Gwennglan (Gwenc'hlan Le Scouëzec)
Ouvrage : La science des druides suivi de Considérations sur le Druidisme et la Franc-Maçonnerie
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Chapitre 1 : Dru-wides. Les linguistes s’accordent à reconnaître dans les mots dru et wides l’étymologie de notre mot « druide ». Wides incontestablement signifie en celtique, les sages. Quant à dru, les avis divergent : les uns disent qu’il s’agit du chêne, se ralliant ainsi à l’opinion antique de Pline, les autres voient là une particule d’intensité, l’équivalent de notre « très ». « Les sages du chêne » ou « les très savants », telle est l’alternative. Je me suis rallié longtemps à cette dernière opinion, développée par Christian-J. Guyonvarc’h, notamment dans son ouvrage Les Druides. Elle me paraissait simple et correcte. La parution du Dictionnaire de la langue gauloise de Xavier Delamarre, aux éditions Errance en 2001, m’a fait changer d’avis : l’affirmation de Pline qui, après tout, savait mieux que nous ce dont il parlait, mais aussi l’invraisemblance sémantique d’un « très savant », m’ont conduit à penser qu’il valait mieux conserver la forme imagée, plus proche de l’esprit de nos ancêtres. Et cela d’autant plus que, si les « très savants » ne correspondent à rien, en revanche « les sages du chêne » se rapprochent de façon assez étroite de l’expression grecque « philosophes de la nature » ou « physiologues ». ...