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Marx Karl - Engels Friedrich - Manifeste du parti communiste


Auteurs : Marx Karl - Engels Friedrich
Ouvrage : Manifeste du parti communiste
Année : 1893

Lien de téléchargement : Marx_Karl_-_Engels_Friedrich_-_Manifeste_du_parti_communiste.zip

Préface De l’édition de 1897 Par Georges SOREL Décembre 1896. Le socialisme contemporain présente un caractère d'originalité, qui a frappé tous les économistes ; il doit ce caractère à ce qu'il s'inspire des idées émises par K. Marx sur le matérialisme historique. Là où ces idées ont profondément pénétré la conscience populaire, le parti socialiste est fort et vivant ; ailleurs, il est chétif et divisé en sectes. Les thèses marxistes n'ont point été, généralement, bien comprises en France par les écrivains qui s'occupent des questions sociales. M. Bourguin, professeur à l'Université de Lille, écrivait en 1892 : « Les penseurs parmi nos socialistes n'acceptent pas sans tiraillements la doctrine desséchante du maître, d'où l'idée de Droit et de Justice est si rigoureusement bannie ; c'est un vêtement étranger qu'ils portent avec gène et qu'ils retoucheront sans doute un jour, pour l'adapter à leur taille ». L'auteur se référait à un mémoire publié en 1887 par M. Rouanet, dans la Revue socialiste, sous le titre : « le matérialisme économique de Marx et le socialisme français ». Presque toutes les personnes qui parlent de matérialisme historique connaissent cette doctrine uniquement par le mémoire de M. Rouanet. Celui-ci occupe, depuis longtemps, une place importante dans les partis avancés de France ; il prévenait ses lecteurs qu'il avait fait une étude approfondie de Marx et qu'il s'était livré à des recherches épuisantes pour comprendre Hegel. On devait le croire bien informé. Avant d'aborder l'exposé que M. Labriola fait, en termes excellents, mais si concis, du matérialisme historique, le lecteur français doit se mettre en garde contre les préjugés répandus ; c'est pourquoi je crois nécessaire de montrer, ici, combien sont fausses et futiles les grandes objections que l'on oppose à la doctrine marxiste : il faut donc s'arrêter sur les idées émises, en 1887, par M. Rouanet. Les préjugés, qui existent chez nous, ont, en grande partie, une origine sentimentale ; M. Rouanet s'est donné beaucoup de mal pour montrer que les doctrines marxistes sont contraires au génie français ; nous entendons répéter ce reproche tous les jours. En quoi consiste cette opposition ? Le problème du devenir moderne, - considéré au point de vue matérialiste, - repose sur trois questions : 1° le prolétariat a-t-il acquis une conscience claire de son existence comme classe indivisible ? 2° a-t-il assez de force pour entrer en lutte contre les autres classes ? 3° est-il en état de renverser, avec l'organisation capitaliste, tout le système de l'idéologie traditionnelle ? C'est à la sociologie de répondre. Quand on s’inspire des principes de Marx, on peut dire qu'il n'y a plus de question sociale ; on peut même dire que le socialisme (au sens ordinaire et historique du terme) est dépassé ; en effet, les recherches ne portent plus sur ce que la société doit être, - mais sur ce que peut le prolétariat, dans la lutte actuelle des classes. Cette manière de considérer les choses ne va pas au génie français, - ou du moins à ceux qui ont la prétention de le représenter. Chez nous, les partis progressistes renferment un nombre effrayant d'hommes de génie, dont la société actuelle méconnaît le talent, qui possèdent dans leur coeur un oracle infaillible de la Justice, qui ont consacré leurs veilles à élaborer des plans merveilleux destinés à assurer le bonheur de l'humanité. Ces messieurs ne veulent pas descendre de leur trépied fatidique pour se mêler à la foule ; ils sont faits pour diriger et non point pour devenir les coopérateurs d'une oeuvre prolétarienne ; ils entendent défendre les droits de l'intelligence contre les audacieux qui manquent de respect pour l'Olympe libéral eu qui ne tiennent pas un compte suffisant de la mentalité. Ajoutez à cela que ces rares esprits ont une foi naïve dans la suprématie française, dans le rôle initiateur de la France, qu'ils ont la superstition de la phraséologie révolutionnaire et qu'ils pratiquent avec dévotion le culte des grands hommes. Ils ne peuvent pardonner à Marx, à Engels et surtout à M. Lafargue d'avoir manqué de respect pour ce qu'ils vénèrent. ...

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