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Vacher de Lapouge Georges - L'Aryen Son rôle social


Auteur : Vacher de Lapouge Georges
Ouvrage : L'Aryen Son rôle social Cours libre de science politique Professé à l'université de Montpellier
Année : 1898

Lien de téléchargement : Vacher_de_Lapouge_Georges_-_L_Aryen_Son_role_social.zip

Ce volume reproduit la sténographie de mon cours de 1889-90. J'ai passé près de deux ans à le transcrire et le documenter, remplaçant d'une manière constante les références du manuscrit par les plus récentes. Si grande que soit la masse des matériaux nouveaux, je n'ai eu presque rien à changer au fond ni à la forme. J'ai seulement adouci l'emphase oratoire de certains passages. Ce qui impressionne le plus au cours gagne quelquefois à être écrit autrement. Les obstacles apportés à la diffusion de mes idées n'auront servi qu'à les faire venir au jour avec des preuves plus complètes à l'appui. De ces idées, beaucoup ont paru, quand je les émettais en chaire, des boutades d'un esprit paradoxal. Il a fallu peu d'années pour que la plupart se trouvassent vérifiées par la marche des événements, qui se précipitent avec une rapidité foudroyante, substituant un monde nouveau à· celui de notre jeunesse. Plus d'une page paraîtra écrite sous la pression de faits récents, qui fut simplement arrachée à un mémoire antérieur, lue et commentée au cours. L'avenir, et plus prochain qu'on ne pense, se chargera de vérifier d'autres thèses hardies et de réaliser d'autres prévisions, trop contraires à l'état de choses, actuel mais croulant, pour être acceptées autrement que comme des paradoxes par des gens nourris du passé. Si j'ai le temps de le faire, je publierai encore le cours de 1890-91, Le Sémite, son rôle social. Je me demande cependant si, au bout de dix ans, il n'est pas meilleur de récrire que de rajuster un livre. Cela, en tout cas, est plus court. .l'ai d'ailleurs autre chose à publier d'abord : le progrès de l'âge et des infirmités me presse. Je voudrais pouvoir faire pour l'éthique sélectionniste ce que j'ai fait pour la politique. Un premier volume, Contre la morale, attend déjà depuis Cinq ans. Il comprend l'étude historique et critique des prescrits et des prohibitions des diverses morales ; il paraîtra bientôt. Le second, La plus grande conscience, contiendra l'exposé des prescriptions de la morale sélectionniste. Comme celui des Sélections, l'esprit du présent livre est moniste et sélectionniste. Le lecteur pourra retenir les faits sans retenir la doctrine, c'est à lui d'en juger comme il lui conviendra. Je dois d'ailleurs faire remarquer combien les idées sélectionnistes ont fait de progrès, même en France, depuis la publication des Sélections. En Amérique, on est passé déjà aux applications. Chez nous, on va moins vite, mais on commence à s'émouvoir. Ceux qui parlent d' Homo Alpinus et de sélections sociales ne comprennent pas tous ni toujours ce qu'ils disent, mais ils sentent que de ce côté peut se trouver la solution des inquiétants problèmes de l'heure présente. Le trouble des idées est profond. La faillite de la Révolution est éclatante. La ploutocratie laisse tomber son masque démocratique, et on se demande si la démocratie est possible. Sous le nom de République, l'Empire continue, et l'on se demande si les formes politiques valent contre le tempérament des peuples. Le conflit des races commence ouvertement, dans les nations et entre les nations, et l'on se demande si les idées de fraternité, d'égalité des hommes n'allaient point contre des lois de nature; On commence à se douter que les sentiments ont juste une valeur sentimentale, que l'évolution des peuples est régie par des lois inflexibles. Un grand changement s'annonce et ce n'est pas le cours de Rhétorique sociale du Collège de France qui rendra leur force aux idées du Contrat social et de l'Encyclopédie. Demain, il y aura deux camps en présence : celui des écoles métaphysiques, religieuses ou anticléricales, et celui des écoles scientifiques, dont le sélectionnisme est pour le moment l'expression bien imparfaite encore, mais la plus adéquate. La science sociale s'intègre. Elle naît par morceaux, comme toute science. Elle est loin d'être au point où l'on pourra en faire la philosophie. Qui oserait faire la philosophie de la chimie, science déjà plus parfaite et centenaire? On ose pourtant faire de la sociologie, c'est-à-dire de la philosophie de la science sociale, mais on commence à avoir honte de l'oser, comme on aurait honte de parler aujourd'hui d'alchimie. Il est trop tôt, et surtout trop tard. La phase métaphysique est finie, les fantaisies ne sont plus de mise. L'économique avance, l'histoire comparée des institutions progresse, l'anthropologie appliquée commence à jeter un peu de lumière sur les causes naturelles des échecs politiques des deux derniers siècles. C'est de ce côté que doivent porter les efforts. Après l'économique, l'anthropologie est venue resserrer le cercle qui étreint la prétendue liberté humaine : nous sommes loin du temps de Rousseau ! Par ces sciences nous apprenons au moins ce qui est impossible. Cela nous force à limiter nos ambitions et nous donnera sans doute plus tard le moyen de réaliser le possible. Il est inutile de se heurter avec obstination aux lois naturelles. Vouloir les supprimer est une pensée d'enfant, mais les connaître est apprendre à les réaliser. L'art politique viendra de la science. En vain l'on pourra multiplier les chaires et les sophistes pour la défense des préjugés de l'autre siècle. Le passé est passé, ce qui est mort est mort. La politique sentimentale idéaliste du christianisme a vécu. Aux fictions de Justice, d'Egalité, de Fraternité, la politique scientifique préfère la réalité des Forces, des Lois, des Races, de l'Evolution. Malheur aux peuples qui s'attarderont dans les rêves! En vain l'on essaie d'entraver les recherches qui tendent à découvrir les lois scientifiques de l'évolution sociale. Les ouvriers sont à l’œuvre, sur tout le globe, et nul, qu'il soit homme ou coterie, n'a la main si longue qu'elle puisse s'abattre sur tous. On peut détruire ou laisser détruire des documents scientifiques, fermer un cours, empêcher la publication d'un livre, supprimer au besoin un savant, on ne supprime pas la science. Rennes, La Chapelle-Boby, 20 août 1898. ...

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