Auteurs : Charlier Jean-Michel - Marcilly Jean
Ouvrage : Le syndicat du crime
Année : 1981

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Avertissement aux lecteurs. Tous les manuels scolaires, avec une détestable et bien curieuse obstination s'appliquent encore à tromper les enfants en leur enseignant que Christophe Colomb a découvert les Amériques en 1492 (en fait tout au plus les Caraïbes) alors qu'Erik le Rouge, puis son fils Leif Eriksson touchèrent les côtes du Nouveau Monde vers l'an 1000. Il est loin d'être impossible que bien avant eux d'aventureux Vikings n'aient réussi cette performance. Cela est même probable. En fait les Etats-Unis d'Amérique restent pourtant encore à découvrir. Nous connaissons d'eux tout au plus la guerre d'Indépendance, la guerre de Sécession, la ruée vers l'Ouest, les massacres indiens, les fièvres de l'or, la Prohibition, le krach de Wall Street, Hollywood, la bombe atomique d'Hiroshima, quelques autres guerres, l'assassinat des Kennedy, le Watergate. Un des symboles modernes des Etats-Unis fut le gratte-ciel, partie visible d'une société en furieuse expansion. Cette partie apparente des grandes cités américaines recouvre de son ombre géante l'underground et surtout l'underworld. Le soleil américain se nomme « dollar ». Il est vert, ce qui n'est pas pour déplaire aux écologistes et éclaire encore le monde par la douteuse vertu du pétro-dollar. Les Américains parvinrent à conquérir la Lune grâce aux travaux géniaux d'un émigré malgré lui : Werner von Braun. Les Américains ont toujours besoin d'étrangers pour être tout à fait eux-mêmes. S'ils ont enfin un pied sur la Lune, ils sont depuis toujours à la poursuite d'une liberté dont ils n'imaginent pas qu'elle puisse s'obtenir autrement que par la conquête d'un soleil qui n'appartient qu'à eux. Un disque d'or nommé dollar. Un des aspects du drame américain est que pour élaborer cette gigantesque entreprise permanente qui n'arrête pas de se dépasser, de les dépasser, et sous leur impulsion de faire courir le monde (pourquoi pas à sa perte ? ) s'impose à eux la nécessité d'une main-d’œuvre et de « cerveaux-d'oeuvre » étrangers. Dès lors qui va contaminer qui ? Disons plutôt qu'après des fiançailles de sang va s'instituer entre autres un mariage de raison avec certains émigrés venus d'Europe à la fin du XIX" et au début du XX" siècle. Trop, parmi ces derniers, furent hypnotisés par une apparente Amérique en or massif. Ils n'en avaient que des poussières, chacun en voulut des lingots de métal vif. Ils surent rapidement découvrir ses faiblesses, ses contradictions, la fragilité de son pouvoir, de ses institutions, de ses lois. ...